Archives mensuelles : janvier 2013

La Différence entre la droite et la gauche

Pourquoi l’homme de droite n’est pas le salaud pour lequel on veut le faire passer?

La droite ce n’est pas l’UMP, ce n’est pas d’avantage le FN. Il n’y a pas de parti de droite en France. Il y a en revanche des idées de droite et des gens qui portent ces idées à des degrés divers.

Droite et gauche correspondent à deux visions de la vie et du monde absolument irréconciliables.

L’esprit de droite, c’est la vie conçue comme une épreuve, un combat, une aventure au cours de laquelle il convient de se dépasser. Peu importe le point de départ, peu importe les obstacles sur la route, ce qui compte c’est de parcourir du chemin, inlassablement, courageusement. Il s’agit de fonder une famille, de bâtir un royaume, de produire une œuvre artistique, de découvrir de nouveaux continents, de défaire un ennemi, de convertir des païens, d’ériger une cathédrale, etc. Cette conception de la vie est liée à un sens de la transcendance et à l’idée d’un jugement à venir de nos actes. Aucune perspective n’est plus repoussante pour l’homme de droite que de perdre son honneur.

L’esprit de gauche, c’est la vie conçue comme un buffet dont il faut profiter au maximum tant qu’il en est temps. L’homme de gauche est un consommateur de stimuli sensuels de toutes sortes : boire, fumer, bien manger, avoir des activités sexuelles diverses et variées, faire du tourisme, se prélasser sur une plage, faire les magasins, etc. Sa vision du monde est purement matérialiste. Elle n’intègre ni transcendance, ni au-delà. La mort est la fin de toute chose. Cela implique que toute forme de prise de risque, ou de sacrifice de soi est exclue par cet esprit. Ce que l’homme de gauche redoute le plus au monde c’est la souffrance.

L’âme de chacun est, à divers degrés, imprégnée de l’esprit de droite et sous l’emprise de celui de gauche. Le plus souvent les individus penchent nettement d’un côté ou de l’autre.

Quel rapport y a-t-il entre ces esprits et ce que la pensée officielle appelle “droite“ et “gauche“ ?

Selon elle, être de droite c’est penser avant tout à s’enrichir en ne partageant pas son argent. Etre de gauche c’est, au contraire, avoir le souci des plus démunis.

L’homme de gauche est un consommateur de plaisirs terrestres. La vie n’a pour lui d’intérêt que dans la mesure où il peut s’étourdir de jouissances diverses. Cette façon d’appréhender l’existence ne peut qu’être très insatisfaisante. Certes, il ne reconnaît pas explicitement que sa vie sonne creux et que son attitude est méprisable, mais à un niveau inconscient cela le travaille. La morale naturelle, instille en lui un inévitable sentiment de mal-être.

Pourquoi en arrive-t-il à ce fameux “souci des plus démunis“ ? Rappelons que sa seule préoccupation est le confort matériel ici-bas. Par conséquent, à ses yeux, il n’y a pas de sort plus atroce que de traverser l’existence dans le dénuement. Or, il a conscience que son niveau de vie est inaccessible à beaucoup de gens. Dans ce contexte, il ne voit pas en quoi il mérite sa situation. En effet, il fournit juste ce qu’il faut d’efforts pour perpétuer son confort. Rien qui ne le rende digne d’un traitement de faveur. La vision des foules “pauvres“ lui est désagréable. Elles sont comme un miroir qui lui renvoit l’image d’un voleur qui se gave. De plus, elles instillent en lui la crainte de tout perdre. Après tout, s’il existe des “pauvres“, rien n’empêche qu’il n’en devienne un. Cette possibilité le terrorise. Notre ami se retrouve donc coincé entre un fort malaise et son refus de renoncer à son style de vie. C’est pour apaiser cette tension qu’il affiche son “souci des plus démunis“. Il formule le vœu que chacun puisse bénéficier d’un confort comparable au sien. Il ne change rien à son train de vie et ses belles paroles n’améliorent aucunement le sort de ceux qu’il prétend défendre. Mais peu importe, il a obtenu ce qu’il désirait. A présent qu’il œuvre pour les plus démunis, il estime qu’il a droit à son confort. Son life style est désormais légitime.

Tout cela se fait avec un investissement personnel minimal, vu que le coût du “souci des plus démunis“ sera porté par les contribuables. En terme de rapport bénéfice/investissement, c’est une belle opération. Son coût se résume, en général, à l’insertion d’un bulletin PS dans une urne tous les cinq ans.

L’un des aspects du “souci des plus démunis“ est la désignation de “l’homme de droite“ comme salaud ultime. Cela ne correspond guère qu’à une projection de haine de soi sur autrui.

Contrairement à ce que pense l’homme de gauche, l’homme de droite n’est pas un salaud. Il se trouve juste que sa vision du monde ne le conduit pas au “souci des plus démunis“ tel que le pratique le gauchiste.

L’homme de droite s’investit entièrement dans la poursuite de buts supérieurs. Quelle que soit sa position de départ, il chemine au mieux de ses capacités. Il peut avoir hérité d’une fortune, mais en jouir est la dernière de ses préoccupations. Il entend bâtir, construire, ériger à la force de ses bras et de son esprit, avec l’aide de Dieu. Il s’attend à ce que tous appréhendent la vie ainsi, y compris les gens nés dans la misère, dont il est plus souvent qu’on ne le croit. Les disparités en terme de fortune matérielle lui semblent donc très secondaires. Tous les hommes de droites communient dans le dépassement de soi.

Finalement, voici une image simple permettant de saisir l’origine de l’incompréhension entre droite et gauche. L’homme de gauche perçoit une différence insupportable entre ce qu’il appelle les riches et les pauvres. En effet, le riche réside dans une somptueuse villa, tandis que le pauvre habite une misérable masure. Si les plaisirs sensuels constituent l’unique but de la vie et son seul aspect intéressant, il faut bien admettre que la luxueuse demeure offre des perspectives bien supérieures à la baraque miteuse. Mais si la jouissance matérielle est reléguée à un rôle très secondaire par l’aventure et le don de soi, la villa perd son avantage sur la masure. Un militaire se préparant au don de sa vie pour sa patrie, un prêtre ayant pour seul souci le salut des âmes de ses ouailles, un agriculteur soucieux de faire fructifier la terre de ses ancêtres pour la transmettre un jour à ses fils, un penseur qui consacre chaque instant à la compréhension des sujets qui le passionne, un seigneur qui bataille afin d’étendre et de consolider son royaume, un poète perpétuellement attablé à écrire ses recueils, un explorateur risquant sa vie chaque jour sur des terres inconnues, un père élevant une grande famille dans la simplicité et la gratitude, … Pour tout ces gens et bien d’autres, vivre dans un somptueux palais ou une vieille bicoque est une question secondaire, car chacun d’entre eux est avant tout préoccupé par sa mission. C’est pourquoi ils ne passent pas leur temps à pleurnicher sur le sort des “pauvres“. Tout en étant conscient de l’existence de quelques situations dramatiques, ils ne perçoivent pas la majorité de ceux que les gauchistes qualifient de “défavorisés“ comme des gens à plaindre.

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L’Ascension des femmes

La France était l’un des plus remarquables édifices bâtit de main d’homme. Elle était semblable à un somptueux château. Dotée de fondations extrêmement solides, elle s’élevait très haut dans les airs avec majesté. Depuis le plus haut donjon régnait le Roi.

Un jour, des Français ont levé les yeux vers sa demeure et le diable est entré en eux. Ils se sont emplis d’orgueil et ils ont décidé qu’ils voulaient monter là haut et prendre la place du Roi. Ils ont usé de toute leur malice pour progresser vers ce but. Un peu plus tard, les femmes ont rejoint ce mouvement. Elles ont décrété que désormais elles voulaient occuper le sommet du château. Alors elles se sont mises en route vers les hauteurs du donjon. Leur orgueil grandissant au fil d’une ascension toujours insatisfaisante, elles se sont acharnées pendant des décennies. Au fil du temps, progressivement, elles ont vu se rapprocher le but de leurs efforts.

Aujourd’hui il est là, à portée de leur main. Mais ce qui leur a échappé, c’est qu’elles ne se sont pas élevées le moins du monde. Au contraire, c’est la tour autrefois fièrement dressée dans le ciel, qui s’est abîmée, érodée, effondrée sur elle même jusqu’à n’être plus qu’un vestige misérable. Ca y est, les femmes vont pénétrer dans les appartements royaux, mais elles règneront sur un tas de ruines, rien de plus.

Fonction de l’art contemporain

Pourquoi l’intelligentsia (de gauche) fait montre d’un gout prononcé pour l’art contemporain?
On pourrait répondre : parce que ces gens aiment la merde. Mais ce serait tautologique.
On peut expliquer ce goût d’une façon plus approfondie.

L’intelligentsia est progressiste c’est à dire égalitariste. Cela fait donc au minimum deux cent ans que les idées qu’elle défend avec acharnement règnent sur les décombres de notre civilisation. Leurs idées sont au pouvoir. Nous sommes en république laïque et en démocratie. Les femmes votent, travaillent, avortent, divorcent. Les homos s’exhibent dans les rues, sur les plateaux télés, dans les plus haut lieu du pouvoir. Ils ne sont plus atteint d’une maladie mentale, ont le droit de se pacser, bientôt de se marier. L’Eglise Catholique ne réunit plus que trois pelés et un tondu, autour d’un prêtre émasculé dont les positions sont calquées sur celles du parti socialiste. Toutes les villes françaises, sont envahies par des arabes et des noirs. Le paradis multiculturel est donc en place. Un noir a été élu puis réélu à la Maison Blanche. Il a annulé la conquête de Mars pour que chacun puisse être soigné gratuitement et il a promis un monde sans arme nucléaire.

Bien que toutes ses idées aient été mises en œuvre, l’homme de gauche réalise que notre “civilisation“ est d’une stérilité absolue. Pas un peintre, pas un musicien, pas une œuvre littéraire digne de ce nom depuis un siècle. Pas un monument, pas une architecture capable de susciter une quelconque émotion. Rien… le néant artistique et culturel. Cela pose problème à notre ami de gauche. Plus les idées qu’il défend avec fanatisme gagnent du terrain, plus nous sommes incapables de produire autre chose que de la daube. Désagréable constat pour lui. La parade, il se l’est bricolée de toute pièce, en inventant l’art contemporain. Afin de rendre cohérente sa vision du monde, il a décidé que la merde, production dans laquelle nous nous sommes spécialisés, aurait valeur d’œuvre d’art inestimable.
Ce qui compte, lorsqu’il s’esbaudit devant la nullité qu’a pondu le dernier idiot à la mode, c’est qu’il puisse se dire que nous aussi nous sommes de grands artistes. Il ne faudrait surtout pas qu’il soit contraint d’admettre la supériorité en la matière du Royaume de France, ou de la France Catholique du XIXe siècle.

L’origine des opinions

Avant de s’intéresser à l’avis d’une personne quelconque sur un sujet quelconque (politique, religion, art de vivre, …) il faut bien avoir à l’esprit un fait fondamental. Dans l’immense majorité des cas, les idées défendues et exprimées par les gens ne sont pas le fruit d’une recherche sincère et approfondie de la vérité. En réalité, ils défendent les idées qui leur permettent d’apparaître comme des gens supérieurs, à leurs propres yeux, comme à ceux des autres. Ce mécanisme peut entrer en action a posteriori. A un moment donné de son existence, une personne est arrivée à un certain résultat et elle adopte le cadre idéologique qui place ce résultat au dessus des autres. Il peut aussi fonctionner a priori, lorsque la personne pressent qu’elle ne sera pas à la hauteur d’une compétition donnée.

Voici un exemple de mécanisme a posteriori. Imaginons une jeune fille qui, sous l’influence de la culture ambiante, a des relations sexuelles à partir de 17 ans. Entre 17 et 25 ans elle a une dizaine de partenaires dans le cadre de relations plus ou moins longues. Que pense-t-elle de la chasteté pré maritale à 25 ans ? Il est fort probable qu’elle ait reprit à son compte l’idée omniprésente de la « libération sexuelle de la femme ». D’après celle-ci ses choix d’ado et de jeune adulte sont justifiés a posteriori. Ils la font entrer dans la catégorie des femmes émancipée, libre, moderne, avant-gardiste, …
Est-il envisageable, qu’à l’inverse, elle se range du côté des traditions ou pensées qui accordent de l’importance à la chasteté ? Non, car selon cette conception de la sexualité elle apparaît comme une personne immorale, manquant de respect pour elle même, qui s’est fait utiliser sexuellement, qui a dilapidé son bien le plus précieux dans la quête d’un époux digne de ce nom, qui a réduit ses chances de faire un mariage heureux, …
Notons bien qu’à aucun moment elle n’a véritablement cherché à démêler le bien du mal, le vrai du faux. Son avis sur la chasteté vise seulement à lui laisser croire qu’elle a bien réussi.

Voici un autre exemple de mécanisme a posteriori. Peu de temps après qu’une femme ait avorté, deux scénarios sont envisageables. Dans certain cas, elle ouvre les yeux sur la réalité de l’acte auquel elle vient de consentir : elle a détruit la vie dont elle avait la charge. Elle regrette amèrement ce choix. Plus jamais elle n’avortera et elle luttera plus ou moins activement pour que d’autres femmes ne fassent pas l’erreur qu’elle a commise.
Pour diverses raisons, cette prise de conscience n’a pas toujours lieu, loin de là. Beaucoup de femmes rejettent les scrupules qu’elles peuvent avoir jusqu’à les nier totalement. Quelle sera la position d’une de ces femmes vis à vis de la « question de l’avortement » quelques années plus tard ? Il est certain qu’elle ne pourra pas supporter un discours présentant l’avortement comme « l’élimination d’une vie humaine pour des raisons de confort ». Elle rejettera cette vision des choses avec violence. Non pas, encore une fois, parce qu’elle a prit le temps de réfléchir à ce qu’est vraiment l’avortement, mais parce que l’idée qu’elle aurait, quelques années auparavant, choisit de détruire la vie qui naissait en elle, lui est insupportable. Ce qui est aisément compréhensible. Une femme qui se trouverait dans ce second cas, pourrait même aller plus loin. Par exemple en militant en faveur de l’avortement dans une association comme le planning familial. A trente cinq ans elle consacrera une bonne part de son énergie à inciter des filles qui en ont dix-huit à avorter leur enfant. Deux raisons la conduisent à cela. D’abord, en répétant « tu es jeune“, “pense à ton avenir“, “tu devrais avorter“, “c’est un geste médical très banal tu sais“, elle cherche à se convaincre sans cesse que l’avortement est un acte anodin, afin de se débarrasser de sa propre culpabilité qui au fond ne la lâche pas.
Deuxièmement, elle incite d’autres femmes à commettre la même faute qu’elle. C’est un grand classique : on se sent coupable, mais plutôt que de le reconnaître et de se repentir on  souhaite que d’autres commettent le même crime, afin qu’en contraste notre laideur morale soit moins apparente.

Voici à présent un cas où le mécanisme se met en œuvre a priori. Imaginons un lycéen qui pressent, vu ses capacités scolaires, qu’il ne pourra pas mener à bien de brillantes études. Ajoutons à cela, une mentalité de perdant qui lui interdit de tenter sa chance en self-made man. Il perçoit qu’il n’est pas à la hauteur de la compétition principale de ce début de XXIe siècle. Le graal de celle-ci est incarné par le businessman naviguant entre Londres, Doubaï et New-York, manipulant des milliards et faisant des millions, roulant en BMW ou en Porsche.
Parce qu’il ne supporte pas d’être mal placé sur l’échelle de valeurs qu’il a en tête, il va changer d’échelle. Comme il n’a ni la capacité, ni l’envie nécessaires à une vraie réflexion sur le but de la vie, il se laisse séduire par une des idéologies disponibles clés en main. Il peut s’agir du communisme, de l’alter mondialisme, de l’écologisme, de l’islam, etc. Dans tous les cas, grâce à cette pirouette il a troqué la place du nullard pour celle de l’être supérieur. Il peut même être amené à faire des choix contre productif afin de vivre dans un semblant de cohérence avec ses nouvelles idées. Par exemple, choisir délibérément d’étudier dans un domaine qui n’offre pas de débouché, ou s’habiller comme un clochard alors que ses parents lui offrent de quoi se vêtir décemment. Et oui, après tout, le monde du travail est celui de l’exploitation capitaliste, à moins qu’il ne soit responsable de la famine en Somalie, ou encore de la disparition du saumon jaune de Papouasie. Il faut donc le mépriser dans son entièreté en étudiant la psychologie ou l’art plastique. De même, les jeans Armani, les vestes Boss, et les montres Mont-Blanc resteront à jamais hors de porté, alors pour bien achever de se persuader et de persuader les autres que de toute façon on n’en veut pas, portons des vêtement crasseux et déchirés.

La genèse des idées de ces gens permet de comprendre la haine dont-ils suent dès lors que l’on remet en question leurs dogmes. Ce n’est pas tant que la crédibilité de leurs idées soit menacée qui les fâchent, mais que la vision qu’ils se sont bricolés d’eux même soit en péril. Grâce à leurs mensonges, chacun d’entre eux se conçoit comme le meilleur. Celui qui les empêche de mariner dans leurs illusions en introduisant quelques faits ou un peu de bon sens, les remet à leur juste place. Ils perçoivent cela comme un tentative d’assassinat, voire pire encore, car il est peut être préférable de mourir certain de sa valeur, que de vivre conscient de sa nullité.