Archives mensuelles : mars 2013

Au delà de la Manif Pour Tous

 

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Dans un précédent article j’évoquais les causes majeures qui nous ont conduit à l’invention du mariage homosexuel. J’en identifiais deux.

L’une d’elle est la dissociation de la sexualité et de la procréation.

Avant que la contraception artificielle ne soit acceptée, légalisée et largement répandue, un rapport sexuel entre un homme et une femme était fort susceptible de conduire à la conception d’un enfant. C’était là une réalité que les gens reconnaissaient et acceptaient. L’accouplement mettait l’homme et la femme au cœur du mystère de la vie, de son origine. Il constituait une expérience transcendantale, qui les reliait aux générations passées et futures, ainsi qu’au Créateur.
Je ne dis pas que la plupart des gens auraient décrit la relation sexuelle avec les termes que j’emplois. Mais j’affirme qu’elle était cela.

Suite à l’avènement des contraceptifs, le rapport sexuel est devenu un frottement stérile* entre deux corps tièdes. Dans ces conditions, quelle différence subsiste-t-il entre les sexualités hétérosexuelles et homosexuelles ? A part en superficie, aucune. Ce n’est plus qu’une affaire de goût. Tel homme apprécie se frotter contre une femme tandis que tel autre préfère le contact d’une peau masculine contre la sienne. Jusque dans les années soixante, la sexualité et l’homosexualité étaient, au contraire, fondamentalement différentes. La première était une expérience métaphysique ouverte sur la vie, tandis que la seconde était déjà ce qu’elle a toujours été : de la masturbation mutuelle. On comprend bien pourquoi il était naturel, à l’époque, de rejeter l’homosexualité. Et on voit mal au nom de quoi, aujourd’hui, on interdirait à deux hommes de se frotter l’un contre l’autre. Ce serait comme si de fervents adeptes de Secret Story prétendaient interdire le visionnage de la Star Academy à ceux qui apprécient ce programme.

L’autre cause majeure de notre vulnérabilité à l’activisme homosexuel, c’est la disparition apparente des différences entre l’homme et la femme.

Je dis bien « apparente », car l’homme et la femme reste et resteront, quoiqu’il arrive, deux créatures nettement différentes, selon le plan de Dieu. Mais ce qui caractérise notre époque, c’est le refus de nous conformer au projet divin. Nous ne cessons de nous révolter contre celui-ci. Depuis au moins quarante ans, l’altérité sexuelle est attaquée de toute part. Elle est systématiquement escamotée et niée.
Le résultat est là. Aujourd’hui, on ne voit pas bien ce qui différencie un jeune homme d’une jeune femme. Ils portent les même blue-jeans, les mêmes chaussures unisexe, les mêmes sweat-shirts à capuche. Ils font les mêmes études, dans les mêmes établissements, suivies des mêmes carrières, dans les mêmes entreprises. A l’université ils participent aux mêmes beuveries, rient des mêmes blagues graveleuses et pratiquent les mêmes sports.
Sur le plan de l’apparence, les femmes n’affichent plus aucune différence, hormis parfois, via une hyper sexualisation de leur tenue. Mais cette agressivité sexuelle n’a en elle même rien de féminin.

L’homme et la femme du XXIe siècle sont apparemment identiques. Pour énormément de gens, désormais, « homme = femme ». Et une paire de seins ou des cheveux longs ne suffisent pas à les détromper. Faute d’avoir vu l’altérité incarnée, ils ne savent pas en quoi elle consiste, ni même qu’elle existe.

Mais s’il y a identité entre l’homme et la femme, pourquoi le mariage devrait-il absolument impliquer l’un et l’autre ? La logique et l’arithmétique vont à l’encontre de cette exclusivité.

En effet, si « mariage = homme + femme » et si « homme = femme », la conclusion est sans appel : « mariage = homme + femme = homme + homme = femme + femme ».

Cette équivalence de l’homme et de la femme, je le répète, n’a pas d’existence réelle, elle n’est qu’une illusion. Malheureusement, c’est une supercherie efficace qui trompe tout le monde. Et cela contribue beaucoup à la large acceptation de l’homosexualité.

Que faire ?

Les deux points que j’ai développés sont, à mon avis, les deux raisons principales pour lesquelles, on discute aujourd’hui sans rire, d’un mariage pour les homosexuels. Souvenons nous que dans les années 60, il y a seulement cinquante ans, un petit malin qui aurait débarqué avec l’idée d’un « mariage pour tous », aurait déclenché l’hilarité générale. Et s’il avait insisté, on l’aurait conduit tout droit à l’asile.

La mobilisation contre la loi Taubira est impressionnante. Peut être nous épargnera-t-elle la destruction du mariage. Ce serait une excellente nouvelle. Mais cela resterait un remède superficiel, tant l’état de confusion des Français sur les questions de famille et de sexualité est profond. Or, c’est ce triste état qui nous rend vulnérable à l’influence des savants fous : Hollande, Taubira, Bergé et tant d’autres.

Nous ne pouvons pas nous contenter de manifester dans l’espoir d’un retrait du projet de loi, qui serait perçu comme une victoire définitive. Il faut arracher la mauvaise herbe avec sa racine. C’est à cette condition que la prairie verdira à nouveau et que les brebis reviendront paître auprès du Berger. Alors, les loups auront vraiment perdu.

C’est pourquoi nous adopterons un regard de vérité sur la sexualité. C’est par elle que le Seigneur nous appelle à prendre part à la Création. Nous rejetons donc le frottement qui tue l’âme et le corps et choisissons l’amour qui donne la vie.
Par ailleurs, nous célébrerons le plan de Dieu et notamment l’altérité sexuelle qu’il a souhaitée. Nous sommes reconnaissant d’avoir été fait Homme ou Femme.
Homme ou Femme, nous souhaitons l’être pleinement afin de collaborer dans une union harmonieuse, qui porte de bons fruits.

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*En réalité, il n’y a jamais stérilité absolue dans la mesure où tout contraceptif est faillible (c’est pourquoi on a légalisé l’avortement quelques années après la pilule). Dans les faits une conception reste possible, mais cette réalité est absente de l’esprit des fornicateurs. Pour eux la sexualité est une activité qui n’est pas particulièrement en lien avec la transmission de la vie. Pas plus qu’une partie de pétanque, par exemple.

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Manif Pour Tous : Survivre… Et après ?

La France est mal en point. Alitée, elle souffre en silence et s’affaiblit lentement. Son état elle le doit aux « soins » d’un certain nombre de personnes qui se sont faites passer pour médecins. Depuis des dizaines d’années, ces imposteurs prétendent administrer à la France les remèdes nécessaires à l’apaisement de ses maux. Elle n’a cessé d’être crédule car ses prétendus guérisseurs ont su faire preuve de beaucoup de patience.

Il y a 15 ans, ont lui injectait une substance médicamenteuse au doux nom de PACS. Tout en vantant les bienfaits de ce traitement, le docteur alors en charge, songeait déjà à l’étape suivante. Le poison qu’il venait de prescrire devait la préparer.

En 2013, pour poursuivre cette œuvre, c’est le médecin chef Hollande qui est à la manœuvre. Il guette depuis longtemps les signes trahissant la faiblesse de sa malheureuse patiente. Et c’est avec jubilation que le médicastre a récemment posé son diagnostic :

« Mes chers confrères, a-t-il annoncé à la troupe de charlatan qui l’entoure, la France est désormais suffisamment vulnérable pour que nous l’intoxiquions définitivement. »

Puis, prenant un air affecté, il s’est rendu au chevet de sa victime et lui a expliqué d’une voix doucereuse que son état nécessitait un traitement nouveau. Sûr de l’impotence de la France, pour laquelle il a tant travaillé, il a brandit sa seringue. Au moment où il abattait son bras, visant le cœur, la main droite de la souffrante a intercepté le membre assassin. C’est un triceps d’une puissance inattendue qui a coupé net l’élan meurtrier.

Hollande, a sous estimé les ressources de la France. Aussi affaiblie est-elle, son bras droit est toujours capable d’une force extraordinaire. Et c’est désormais à un bras de fer qu’il n’est pas sûr de gagner que notre orgueilleux président va devoir se livrer.

Ceci est une excellente nouvelle. Cette capacité de résistance inespérée doit nous réjouir. Néanmoins, il ne faut pas oublier que dans l’ensemble la France va mal. Le fait qu’Hollande se soit cru permis de lui faire avaler un boa le prouve. Et même s’il a péché par orgueil et s’est trop précipité, on peut craindre que dix ou quinze ans plus tard, le même projet de loi n’aurait pas rencontré une opposition aussi vigoureuse.

La France est au bord du précipice et Hollande a voulu l’y pousser définitivement. Pour l’instant, un sursaut salutaire nous a permis de garder l’équilibre et d’éviter le grand plongeon. Mais nous ne pouvons nous contenter de rester là, à un pas de l’abîme. Nous n’y sommes pas en sécurité. Il est temps de nous poser les bonnes questions. Comment se fait-il que nous soyons si proche du précipice ?

Pourquoi sommes nous vulnérables au point que l’on nous invente, sans rire, un « mariage pour les homosexuels » ?

Il y a deux causes fondamentales à cela :

• La dissociation de la sexualité et de la procréation.
• La disparition apparente des différences entre l’homme et la femme.

Je développe ces deux points dans un autre article.

Journalistes : revenez à la raison !

Jeudi 21 Mars 2013, La Croix titre « L’état des lieux du racisme en France ». Il est question de commenter les conclusions du rapport de la Commission nationale des droits de l’homme, qui fait « apparaître un rejet croissant de l’islam ».

Deux passages de l’article méritent d’être confrontés.

D’une part on nous apprend que « la montée du sentiment antimusulman commence à s’étendre à de nouvelles couches de la population ».
Une chercheuse du CNRS constate « une augmentation spectaculaire du rejet chez les diplômés du supérieur ».
Elle ajoute que « c’est là une évolution tout à fait notable, car [ils] sont traditionnellement plus tolérants, moins xénophobes et moins racistes que la moyenne ».

L’article traite de l’évolution de la perception des immigrés et de l’islam par les Français. Elle est de plus en plus négative chez un nombre grandissant de gens. On apprend par exemple que 69% des sondés estiment « qu’il y a trop d’immigrés aujourd’hui en France », soit 22 points de plus qu’en 2009. On découvre, amusé, que cette opinion est partagée par 51% des sympathisants de gauche.
Mais il faut éviter que ces chiffres impressionnants ne viennent conforter les doutes du lecteur quant aux bienfaits de l’immigration. D’où ces mots pour clore l’article : « aux dires des sondeurs, la polarisation des débats autour de l’immigration ces dernières années explique elle aussi en partie cette évolution des préjugés ».

Le choix du terme « préjugé » nous montre qu’officiellement une opinion négative quant aux immigrés ne peut qu’être fondée sur une méconnaissance de l’étranger, de sa culture, des quartiers populaires, de l’islam, etc.

Et pourtant, il n’y a pas besoin d’avoir fait une école de journalisme pour comprendre que si l’immigration a presque toujours fait l’objet d’un rejet de la part des classes populaires, c’est parce que dès les années 70 ce segment de la population a subit une cohabitation forcée avec les immigrés.
A l’inverse, l’accueil indifférent ou favorable qu’ont réservé les catégories supérieures à l’immigration de masse pendant longtemps, était lié à leur capacité à se tenir éloignées des populations immigrées. Etant donné le caractère ininterrompu des flux migratoires depuis 40 ans, ce privilège ne pouvait pas persister éternellement. Aujourd’hui, les zones épargnées par le changement de population sont de plus en plus rares. Les diplômés et les hauts revenus se retrouvent confrontés à la réalité de l’immigration qu’ils n’ont pas vue, ou pas voulu voir jusque là. Et comme par enchantement, ils se découvrent des idées communes avec les ouvriers de 1985.

C’est pourquoi persister à présenter le rejet de l’immigration comme un préjugé est absurde. L’expérience montre, au contraire, que c’est le contact quotidien avec les immigrés qui conduit à les rejeter. A l’inverse, les opinions tolérantes et moralisatrices, ne se rencontrent que chez ceux qui les côtoient peu ou pas du tout.
Il est clair que les préjugés ne sont pas là où le croient les journalistes.

L’architecture : reflet des âmes

L’architecture contemporaine est caractérisée par une absence totale de représentation humaine. Pourtant, autrefois, même sur des immeubles “modestes“ étaient sculptés des visages humains. Plus l’édifice était important, plus ses décors étaient riches et plus nombreux étaient les bustes, statues et gravures mettant en scène des hommes. On songe, par exemple, à nos églises et cathédrales, mais aussi aux châteaux de la Renaissance, aux hôtels particuliers, ou tout simplement aux immeubles de standing du XIXe siècle. Depuis quelques décennies, en revanche, l’humain a été complètement chassé du champ architectural. On peut identifier plusieurs causes à ce phénomène.

L’égalitarisme en est une. En effet, si l’on représente un homme au sein d’une architecture, c’est parce qu’il est d’une manière ou d’une autre hors du commun. Il peut s’agir d’un Saint, d’un dieu ou d’un héros de la mythologie antique, d’un roi, d’un pape ou d’un autre personnage illustre. A la limite, ce peut être un ou une anonyme, mais dans ce cas il personnifiera un certain idéal de beauté. Quoiqu’il en soit, on grave dans la pierre les traits de celui que l’on admire, que l’on estime, que l’on vénère, auquel on reconnaît une supériorité. Or, il est bien évident, que ceci est incompatible avec l’égalitarisme qui caractérise notre temps. Nous nions toutes les hiérarchies entre les hommes. Comment pourrions nous accorder à certains le privilège d’être immortalisé par un sculpteur. Si nous voulions vraiment rendre nos façades moins monotones, il faudrait représenter tout le monde. L’engouement pour le travail de la pierre n’est manifestement pas suffisant pour que nous choisissions cette option.

Nous avons vidé nos architectures de toute figure humaine parce que nous vouons un culte à l’égalité. Un autre facteur a contribué grandement à ce phénomène : le narcissisme du monde moderne. Pour choisir un sujet les sculpteurs d’antan puisaient dans l’histoire, récente ou ancienne, voire dans la mythologie. Leur œuvre était une référence à un temps révolu, parfois très lointain. Cet art traduisait le respect et l’admiration de nos ancêtres pour les époques qui avaient précédé la leur. L’occident moderne, quant à lui, ne se tourne vers le passé que pour l’arroser de haine et de mépris. Nous sommes convaincus qu’il n’y a eu que souffrance et bêtise avant la Révolution Française, avant la loi de 1905, avant 1946 et le droit de vote des femmes, avant 1970 et l’immigration africaine, avant 2008 et l’élection d’un marron à la Maison Blanche, etc. En un mot : Ya que nous qu’on est bien. Dans ces conditions, on ne voit pas bien de qui on mettrait le buste sur nos monuments. Stéphane Hessel ? Le problème c’est que le sculpteur n’aurait pas donné son dernier coup de burin que la star du progrès serait devenu un dangereux réactionnaire. Le progrès va tellement vite qu’il n’y a guère que l’imprimante laser qui puisse suivre son rythme.

Le narcissisme de notre époque se décline également au niveau de l’individu. L’homme moyen se prend pour un dieu et ne saurait tolérer que le regard minéral d’un illustre personnage croise le sien. Cela le remettrait à sa juste place. Il se souviendrait qu’en ce qui le concerne, le seul monument qui n’ait jamais été érigé à sa gloire est une page Facebook, dont il est lui-même l’auteur.

Pour satisfaire Narcisse, les architectures récentes font constamment appel à d’immenses surfaces planes, vitrées et réfléchissantes. Ainsi lorsque l’homme contemporain admire un bâtiment, c’est lui même qu’il admire dans un miroir. Qu’y a-t-il à voir sur une façade à La Défense, à Manhattan où à Francfort ? Est-ce Saint-Paul, Héraclès ou Wolfgang Amadeus Mozart ? A moins que vous ne ressembliez à l’un de ces personnages, la réponse est aucun des trois. En revanche, sous vos yeux se déroulera le reflet du monde moderne, à l’infini.

La semaine des féministes sur France TV

Lundi soir, le 20 heures de France 2 nous a offert un contenu sans ambiguïté sur la vision du monde de la caste médiatique.

Un premier reportage est introduit par la déclaration du jour de Ségolène Royal, selon laquelle les femmes gèrent mieux les entreprises. Voilà un prétexte pour nous emmener en Islande, un de ces paradis de l’égalité entre les sexes. Une patronne locale confirme à sa manière les propos de Mme. Royal, nous disant que les femmes inspirent d’avantage confiance. Elle nous annonce par ailleurs fièrement qu’elle a fait installer une cuisine dans son entreprise. Sans doute les fourneaux manquaient-ils à ses employées. Finalement la journaliste nous dit que malgré toutes ses qualités, et notamment un écart de salaire entre homme et femme inférieur à celui de la France, l’Islande a encore du chemin à parcourir. On nous explique qu’une nouvelle étape sera franchie prochainement avec l’introduction d’un quota de 40% de manager femmes. Pourquoi quarante et pas cinquante ? Cette question restera sans réponse. Finalement, même si ça n’est jamais dit explicitement, on a compris que la France, pays Latin de 65 millions d’habitants, doit aligner ses politiques sur celles d’une île de 300 000 habitants située sur le cercle polaire Arctique.

Dans un deuxième temps, on nous propose un reportage sur la consommation d’alcool des Français. C’est l’occasion de nous ressortir un vieux spot de prévention contre l’alcoolisme. Plusieurs hommes s’y succèdent. Un verre à la main, décontractés, ils expliquent tous qu’ils n’ont aucun souci de dépendance mais que par contre “celui qui a un vrai problème avec l’alcool c’est [insérez ici un prénom masculin comme Patrick ou Didier]“. Le spot s’achève sur le message “Ce sont toujours les autres qui ont un problème avec l’alcool“.

Ces deux reportages sont apparemment sans lien. Ils sont pourtant emblématiques des deux faces d’une même idéologie : La glorification systématique et sans fondement des femmes et le dénigrement gratuit et perpétuel des hommes. Même s’il ne fait pas consciemment le rapprochement, le téléspectateur aura retenu la leçon. Les femmes sont seules capables de gérer correctement une entreprise, tandis que les hommes sont des alcooliques.

Il faut dire que ce Lundi ouvrait une semaine consacrée aux femmes par le groupe France Télévision. La journée mondiale qui leur est dédiée aujourd’hui ne suffisait apparemment pas. Ceux qui, comme moi, ont vu la publicité relative à l’événement, savent que nous n’avons pas été pris en traître. Elle annonçait la couleur. Dans un détournement de la fameuse image représentant l’évolution de l’Homme, on y voyait une femme belle et élancée, suivie par deux hommes, l’un courbant misérablement l’échine, l’autre, à quatre pattes ou presque. C’est donc sans ambiguïté que France Télévision reprend à son compte les thèses des féministes les plus tarées. L’homme est une créature dépassée, vouée à l’extinction via la sélection naturelle et à être remplacée par un être supérieur : la femme.

Parmi les autres reportages de ce Lundi soir, l’un était consacré aux avions du futur. Ils seront sans pilote, nous annonçait un journaliste, enthousiasmé. Une question méritait d’être posée. Quelle technologie, parmi les milliers nécessaires à la mise au point de ces aéronefs, n’a pas été inventée par un homme ? D’ailleurs, l’aviation aurait-elle vu le jour sans les hommes ? Une femme aurait-elle pris place à bord du Spirit of St-Louis. Louis Blériot aurait-il pu s’appeler Louise. Imagine-t-on Chuck Yeager sans un manche entre les cuisses ?
Les clowns de France 2 ne soulèveront pas ces questions. Ils sont trop occupés à créer des antagonismes et du ressentiment, en un mot à alimenter leur guerre entre les sexes.

Ce sont les hommes qui inventent et conquièrent. Néanmoins, ils ne peuvent pas donner de bons fruits sans qu’un jour une mère les ait porté, nourrit et aimé, ni sans une épouse pour les motiver. Le féminisme ne permet pas aux femmes de décrocher les lauriers sur des terrains qui ne sont pas les leurs. Par contre, il a prouvé qu’il était capable d’empêcher les hommes d’être brillants. Et, dans le fond, c’est la seule chose qui compte pour ses promoteurs.