Au delà de la Manif Pour Tous

 

Jupe001

Dans un précédent article j’évoquais les causes majeures qui nous ont conduit à l’invention du mariage homosexuel. J’en identifiais deux.

L’une d’elle est la dissociation de la sexualité et de la procréation.

Avant que la contraception artificielle ne soit acceptée, légalisée et largement répandue, un rapport sexuel entre un homme et une femme était fort susceptible de conduire à la conception d’un enfant. C’était là une réalité que les gens reconnaissaient et acceptaient. L’accouplement mettait l’homme et la femme au cœur du mystère de la vie, de son origine. Il constituait une expérience transcendantale, qui les reliait aux générations passées et futures, ainsi qu’au Créateur.
Je ne dis pas que la plupart des gens auraient décrit la relation sexuelle avec les termes que j’emplois. Mais j’affirme qu’elle était cela.

Suite à l’avènement des contraceptifs, le rapport sexuel est devenu un frottement stérile* entre deux corps tièdes. Dans ces conditions, quelle différence subsiste-t-il entre les sexualités hétérosexuelles et homosexuelles ? A part en superficie, aucune. Ce n’est plus qu’une affaire de goût. Tel homme apprécie se frotter contre une femme tandis que tel autre préfère le contact d’une peau masculine contre la sienne. Jusque dans les années soixante, la sexualité et l’homosexualité étaient, au contraire, fondamentalement différentes. La première était une expérience métaphysique ouverte sur la vie, tandis que la seconde était déjà ce qu’elle a toujours été : de la masturbation mutuelle. On comprend bien pourquoi il était naturel, à l’époque, de rejeter l’homosexualité. Et on voit mal au nom de quoi, aujourd’hui, on interdirait à deux hommes de se frotter l’un contre l’autre. Ce serait comme si de fervents adeptes de Secret Story prétendaient interdire le visionnage de la Star Academy à ceux qui apprécient ce programme.

L’autre cause majeure de notre vulnérabilité à l’activisme homosexuel, c’est la disparition apparente des différences entre l’homme et la femme.

Je dis bien « apparente », car l’homme et la femme reste et resteront, quoiqu’il arrive, deux créatures nettement différentes, selon le plan de Dieu. Mais ce qui caractérise notre époque, c’est le refus de nous conformer au projet divin. Nous ne cessons de nous révolter contre celui-ci. Depuis au moins quarante ans, l’altérité sexuelle est attaquée de toute part. Elle est systématiquement escamotée et niée.
Le résultat est là. Aujourd’hui, on ne voit pas bien ce qui différencie un jeune homme d’une jeune femme. Ils portent les même blue-jeans, les mêmes chaussures unisexe, les mêmes sweat-shirts à capuche. Ils font les mêmes études, dans les mêmes établissements, suivies des mêmes carrières, dans les mêmes entreprises. A l’université ils participent aux mêmes beuveries, rient des mêmes blagues graveleuses et pratiquent les mêmes sports.
Sur le plan de l’apparence, les femmes n’affichent plus aucune différence, hormis parfois, via une hyper sexualisation de leur tenue. Mais cette agressivité sexuelle n’a en elle même rien de féminin.

L’homme et la femme du XXIe siècle sont apparemment identiques. Pour énormément de gens, désormais, « homme = femme ». Et une paire de seins ou des cheveux longs ne suffisent pas à les détromper. Faute d’avoir vu l’altérité incarnée, ils ne savent pas en quoi elle consiste, ni même qu’elle existe.

Mais s’il y a identité entre l’homme et la femme, pourquoi le mariage devrait-il absolument impliquer l’un et l’autre ? La logique et l’arithmétique vont à l’encontre de cette exclusivité.

En effet, si « mariage = homme + femme » et si « homme = femme », la conclusion est sans appel : « mariage = homme + femme = homme + homme = femme + femme ».

Cette équivalence de l’homme et de la femme, je le répète, n’a pas d’existence réelle, elle n’est qu’une illusion. Malheureusement, c’est une supercherie efficace qui trompe tout le monde. Et cela contribue beaucoup à la large acceptation de l’homosexualité.

Que faire ?

Les deux points que j’ai développés sont, à mon avis, les deux raisons principales pour lesquelles, on discute aujourd’hui sans rire, d’un mariage pour les homosexuels. Souvenons nous que dans les années 60, il y a seulement cinquante ans, un petit malin qui aurait débarqué avec l’idée d’un « mariage pour tous », aurait déclenché l’hilarité générale. Et s’il avait insisté, on l’aurait conduit tout droit à l’asile.

La mobilisation contre la loi Taubira est impressionnante. Peut être nous épargnera-t-elle la destruction du mariage. Ce serait une excellente nouvelle. Mais cela resterait un remède superficiel, tant l’état de confusion des Français sur les questions de famille et de sexualité est profond. Or, c’est ce triste état qui nous rend vulnérable à l’influence des savants fous : Hollande, Taubira, Bergé et tant d’autres.

Nous ne pouvons pas nous contenter de manifester dans l’espoir d’un retrait du projet de loi, qui serait perçu comme une victoire définitive. Il faut arracher la mauvaise herbe avec sa racine. C’est à cette condition que la prairie verdira à nouveau et que les brebis reviendront paître auprès du Berger. Alors, les loups auront vraiment perdu.

C’est pourquoi nous adopterons un regard de vérité sur la sexualité. C’est par elle que le Seigneur nous appelle à prendre part à la Création. Nous rejetons donc le frottement qui tue l’âme et le corps et choisissons l’amour qui donne la vie.
Par ailleurs, nous célébrerons le plan de Dieu et notamment l’altérité sexuelle qu’il a souhaitée. Nous sommes reconnaissant d’avoir été fait Homme ou Femme.
Homme ou Femme, nous souhaitons l’être pleinement afin de collaborer dans une union harmonieuse, qui porte de bons fruits.

Jupe002

*En réalité, il n’y a jamais stérilité absolue dans la mesure où tout contraceptif est faillible (c’est pourquoi on a légalisé l’avortement quelques années après la pilule). Dans les faits une conception reste possible, mais cette réalité est absente de l’esprit des fornicateurs. Pour eux la sexualité est une activité qui n’est pas particulièrement en lien avec la transmission de la vie. Pas plus qu’une partie de pétanque, par exemple.

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11 réflexions au sujet de « Au delà de la Manif Pour Tous »

  1. Muzette

    « Le résultat est là. Aujourd’hui, on ne voit pas bien ce qui différencie un jeune homme d’une jeune femme. Ils portent les même blue-jeans, les mêmes chaussures unisexe, les mêmes sweat-shirts à capuche. Ils font les mêmes études, dans les mêmes établissements, suivies des mêmes carrières, dans les mêmes entreprises. A l’université ils participent aux mêmes beuveries, rient des mêmes blagues graveleuses et pratiquent les mêmes sports.
    Sur le plan de l’apparence, les femmes n’affichent plus aucune différence, hormis parfois, via une hyper sexualisation de leur tenue. »

    Je voudrais répondre à ce constat.

    Votre point de vue est très… masculin. Je vais essayer de donner à cette question un autre angle.
    Si la façon de se vêtir des femmes a évolué, c’est pour une raison simple : le pragmatisme. Si le pantalon était interdit (et l’est toujours dans la loi française me semble t-il, à moins que cela ait été enfin changé récemment) aux femmes, c’est bien parce que les jupes n’étaient pas pratiques. En freinant le corps (cf les corsets, la mode des jupes longues serrées aux chevilles, …) on freinait aussi les aspirations de la moitié de l’humanité à faire évoluer sa condition. L’écrivain George Sand est à ce titre un bon exemple : elle a fait scandale en se « déguisant en hommes », mais le fait est qu’elle voulait pouvoir faire du cheval autrement qu’en Amazone (les deux jambes du même côté) pour une activité plus sportive et écrire de la littérature sans avoir à se justifier d’avoir un vagin (le contraire existait aussi : de nombreux écrivains, honteux de publier des livres sentimentaux, le faisaient sous un pseudonyme féminin).
    Donc, les femmes, en adoptant des codes vestimentaires masculins et en se les appropriant, on fait valoir leur droit à être actives dans la société. Quelle fonction voudriez-vous leur réserver ? Être femme au foyer requiert d’être en couple de façon durable, que la personne qui complète le couple gagne suffisamment d’argent pour deux et aussi d’avoir des enfants. Or, quelle obligation de fonder une famille ? Et que faire jusqu’à ses 35 ans si on pense que les enfants à venir peuvent attendre cet âge là ?

    Je ne pense pas que ce soit la différence sexuelle qui soit escamotée. Je trouve cela faux quand vous affirmez que les hommes s’habillent comme les femmes et réciproquement. Nous ne sommes plus, je crois, à l’heure des dualismes globaux (les hommes ET les femmes, chacun de leur côté) mais à celle de l’individu. Je ne dis pas que c’est une bonne chose ou une mauvaise, mais c’est un fait. Vous parlez de beuveries et de blagues graveleuses (savez-vous que boire des bières dans un bar peut aussi amener un débat philosophique de haute tenue ?) mais vous oubliez tous les bénéfices qu’une telle égalité (et non pas similarité) peut apporter : une amitié sincère entre un homme et une femme est aujourd’hui possible car les rapports de supériorité sont (plus ou moins) de l’histoire ancienne. Vous tempêtez contre la sexualisation agressive des tenues contemporaines, mais vouloir que les femmes portent certains vêtements et pas d’autres, n’est-ce pas leur rejeter, justement, leur sexe et donc leur sexualisation à la figure ? N’est-ce pas les considérer uniquement du point de vue sexuel ce qui, à mon sens, est plus malsain que de voir en un homme et un femme d’abord deux individus humains ?

  2. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    « Or, quelle obligation de fonder une famille ? »

    Personnellement je suis content que ma mère, mes grand-mères et leurs propres mères ne se soient pas trop posées la question.

  3. Muzette

    Vous conviendrez que votre réponse est un peu légère.

    Je suis, soit, contente d’être sur cette planète (et je le dois autant à mon père qu’à ma mère d’ailleurs) et de vivre ma vie. Mais le but est de faire de cette vie qui m’est offerte un bonheur, et cela ne passe pas par la reproduction pour 100% des gens ! Chacun son truc.

  4. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    C’était volontairement court. Je continue à vous répondre.

    « C’est bien parce que les jupes n’étaient pas pratiques »

    Non. Les femmes mettaient des jupes parce que c’est un vêtement pudique. Son port évite que les hommes soient obnubilés par des pensées sexuelles à la vue d’une femme. Une jupe leur inspire respect et admiration pour celle qui la porte.

    « cf les corsets »

    Les femmes nous ont prouvé qu’elles n’ont nul besoin d’y être forcées pour infliger à leur corps des traitements « rudes », dans le but de correspondre au canon de la beauté. Leur goût pour les talons aiguille, les régimes, le fitness, les jeans qui tiennent plus des bas de contention que du pantalon le montre.
    Le magasine Femina de cette semaine faisait justement de la pub pour des culottes gainantes visant à donner aux fesses de ces dames une forme appétissante. Une sorte de corset moderne en somme.

    « La mode des jupes longues serrées aux chevilles »

    Je ne suis pas un expert en habillement féminin à travers les siècles, mais je n’ai jamais vu de jupe serrée au niveau des chevilles (à part sur quelques musulmanes croisées dans la rue ces dernières années).

  5. Muzette

    « C’était volontairement court. Je continue à vous répondre. »
    Je vous en remercie :)

    « Les femmes mettaient des jupes parce que c’est un vêtement pudique. Son port évite que les hommes soient obnubilés par des pensées sexuelles à la vue d’une femme. Une jupe leur inspire respect et admiration pour celle qui la porte. »
    Premièrement, j’ai l’impression d’entendre un intégriste musulman (no offense !).
    Troisièmement : les femmes mettent toujours des jupes. Pas tous les jours mais elles en mettent. Je pense que votre grief se situe ailleurs que dans ce vêtement indéfini (une femme est aujourd’hui jugée plus sexy en jupe/robe qu’en pantalon, ce qui irait donc à l’encontre de ce que vous me dites).
    Deuxièmement, je vous pose la question : mais nous, femmes, pourquoi ne sommes-nous pas subitement en chaleur quand passe sous notre nez un homme en jean ?
    Vous semblez légitimer que les hommes soient la proie de leurs pulsions, sans rien y pouvoir. Ce serait donc aux femmes de ne pas provoquer ces pulsions. Cette idéologie a un nom, cela s’appelle la culture du viol.
    Vous n’avez pas de quoi être fier si je puis me permettre.

    « Les femmes nous ont prouvé qu’elles n’ont nul besoin d’y être forcées pour infliger à leur corps des traitements « rudes », dans le but de correspondre au canon de la beauté. Leur goût pour les talons aiguille, les régimes, le fitness, les jeans qui tiennent plus des bas de contention que du pantalon le montre.
    Le magasine Femina de cette semaine faisait justement de la pub pour des culottes gainantes visant à donner aux fesses de ces dames une forme appétissante. Une sorte de corset moderne en somme. »
    Je souris en vous lisant. Parce que vous pensez que, justement, les talons aiguilles et les complexes de minceur ne font pas partie de la même mécanique ? Que tout cela n’est pas imposé, insidieusement, par la société à dominante masculine ? Qui impose ce canon de beauté dont vous parlez ?
    Les talons aiguilles, en plus de faire mal aux pieds et de n’être pas pratiques (donc d’entraver le corps de la femme, l’empêcher de courir, d’être libre de ses mouvements… Vous avez raison, comme le corset, la comparaison est juste) sont mauvais pour la santé car ils détruisent petit à petit le dos de celles qui les portent. Pourquoi donc en mettre, dans ces conditions ? La pression sociale pardi ! Une femme qui met des talons est teeeeeellement féminine. Et il y a des métiers où on vous fait clairement comprendre que le pantalon, non ça ne va pas être possible. C’est le même genre de pression que le dictat de l’épilation (auquel je me soumet partiellement, même si j’en dénonce l’oppression) : ça fait très mal, ça ne sert à rien de particulier, c’est juste que si on ne le fait pas on se couvre de honte. Et vous pensez que les femmes sont libres de ces choix ? Qu’elles le font par goût ? La plupart n’en ont même pas conscience !
    Qui oblige, selon vous, les femmes à être attirantes (cf la culotte gainante) sinon le sexisme et la misogynie ? Sinon le fait qu’on exige avant tout d’une femme d’être présentable avant d’écouter ce qu’elle aurait peut-être à dire ? Vous placez l’homme comme objet de la femme tentatrice, mais c’est ne vision miroir de la réalité (dans le sens où elle l’inverse) : le femmes, comme elles l’était à l’époque des corsets, sont voulues entravées, ralenties. Et en plus on leur fait croire que c’est leur idée et que c’est ce qu’elles aiment et veulent. D’où, je pense votre point de vue qui en est une conséquence.

    « Je ne suis pas un expert en habillement féminin à travers les siècles, mais je n’ai jamais vu de jupe serrée au niveau des chevilles (à part sur quelques musulmanes croisées dans la rue ces dernières années). »
    Je ne sais plus exactement à quelle période historique cela correspond, il me semble que c’est la fin du XVIIIe mais je n’en suis pas sûre.
    Le crinolines n’étaient pas non plus des plus pratiques :) Pourtant toutes ces tenues cherchaient aussi, à l’époque, à mettre la femme et son corps en valeur selon les normes culturelle du moment. Les femmes ne mettaient pas des jupes pour être pudiques.

    (Et je ne connais pas le magazine femina, mais je voudrais aussi ajouter qu’il ne faut pas être bien émancipatrice pour lire régulièrement la presse dite « féminine », particulièrement stupide et bourrée de marketing).

  6. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    Premièrement, j’ai l’impression d’entendre un intégriste musulman (no offense !).

    En toute sympathie, je vous signale qu’à force de considérer les hommes comme moi comme des intégristes musulmans, vous finirez par en avoir d’authentiques sur les bras. Ca a d’ailleurs déjà commencé.
    J’ai illustré cela ici.

    Troisièmement : les femmes mettent toujours des jupes […] (une femme est aujourd’hui jugée plus sexy en jupe/robe qu’en pantalon, ce qui irait donc à l’encontre de ce que vous me dites).

    Je ne vois presque jamais de femmes en jupe. Regardez les images illustrant l’article. Voilà des jupes, voilà une jeune femme qui inspire le respect et l’admiration des hommes. Ce que vous appelez jupe ne mérite pas ce nom, ça tient d’avantage de la ceinture un peu large.

    Deuxièmement, je vous pose la question : mais nous, femmes, pourquoi ne sommes-nous pas subitement en chaleur quand passe sous notre nez un homme en jean ?

    Parce qu’il existe des différences entre l’homme et la femme. Le fait que vous placiez le « deuxièmement » après le « troisièmement » le prouve. Nous autres, les hommes, nous faisons l’inverse.

    Plus sérieusement. Pourquoi les femmes craquent pour les hommes dominants socialement, un peu grande gueule, un peu vantard alors que les hommes sont repoussés par les femmes qui présentent ces traits de caractères ?

    Nous sommes plus différents que vous ne semblez le penser. Le désir sexuel masculin est principalement éveillé par des stimuli visuels. C’est pourquoi la pornographie masculine se présente sous la forme de photos et de films tandis que les femmes se tourneront plutôt vers une pornographie écrite telle qu’on peut la trouver chez les éditions Harlequin. Cela explique aussi que la tenue des femmes produise un fort effet sur les hommes.

    « Vous semblez légitimer que les hommes soient la proie de leurs pulsions, sans rien y pouvoir. Ce serait donc aux femmes de ne pas provoquer ces pulsions. »

    Pouvez-vous aller sur google image et taper « piercing »…

    Voilà, vous êtes de retour ? Bien. Maintenant j’ai une question pour vous.
    Apprécieriez-vous que la majorité des hommes français se défigurent de la sorte et s’offrent ainsi à votre regard où que vous soyez : dans la rue, à l’université, au bureau, etc ?
    Non bien sûr. Mais j’ai une mauvaise nouvelle pour vous. Vous allez être obligé de subir ce spectacle et vous n’aurez rien à y redire. Si vous faites part de votre révulsion à la vue de ces visages charcutés, on vous rappellera fermement que vous participez à la « culture de domination du beau sur le laid» et que cela est intolérable…

    Je peux concevoir que vous puissiez en toute bonne foi ignorer l’effet qu’ont les accoutrements féminins actuels sur les hommes. Mais sachez qu’ils sont profondément marqués (même s’ils feignent souvent que ce n’est pas le cas) par une façon aussi impudique de s’habiller. C’est une réaction tout aussi naturelle et inaltérable que le malaise que vous avez ressenti lors de votre recherche d’images.

    A vous de voir si vous voulez accepter les hommes tels qu’ils sont, c’est à dire imparfaits, avec des faiblesses et des forces différentes de celles des femmes, ou vous révolter contre le réel.

  7. Muzette

    « En toute sympathie, je vous signale qu’à force de considérer les hommes comme moi comme des intégristes musulmans, vous finirez par en avoir d’authentiques sur les bras. Ca a d’ailleurs déjà commencé. J’ai illustré cela ici. »
    « Les hommes comme vous » qui trouvent que les femmes devraient bon sang de bon soir être un peu plus pudique et couvrir leurs jambes qui sinon vont venir tenter les esprits libidineux des hommes qui, les pauvres sont fait de telle manière et puis c’est tout, eh bien oui, si c’est ce que vous pensez (avec en addition le fait que les femmes honnêtes sont celles qui restent à la maison s’occuper de leurs enfants) et êtes je pense que la comparaison avec des intégristes d’autres cultes (les juifs ultra sont coulés dans le même moule hein, pas de jaloux) n’est pas abusive.
    Par ailleurs je ne comprends pas très bien l’argumentation sous tendue de votre billet joint.
    Entre un oppresseur en lavallière et un oppresseur en cheich je choisis… pas d’oppresseur en fait.

    « Regardez les images illustrant l’article. Voilà des jupes, voilà une jeune femme qui inspire le respect et l’admiration des hommes. »
    Ah formidable. J’apprends que je ne mérite le respect que si je suis vêtue de telle ou telle manière (je ne filerai pas la comparaison du voile, vous m’avez bien comprise). Désolée, je pensais qu’en tant qu’être humain, être vivant j’avais droit d’office au respect et à la considération.
    Je ne tolère absolument pas ce que votre phrase sous-entend. Je vous respecte (la preuve, je m’adresse à vous dans des termes cordiaux), j’en exige au moins autant de votre part. Et je ne porte pas ce genre de jupe. Me cracherez-vous donc au visage parce que j’ai des jeans dans placard ? Ou considérerez-vous dans votre barbe que je suis une [insérer ici insulte misogyne] ?
    Et moi, si je vous disais que je ne peux pas vous respecter à moins que, disons, vous ne portiez des chevalières en or aux doigts, un nœud papillon et un monocle en verre blanc ? Pas très pratique me direz-vous ? Et totalement infondé et illégitime. Oui, vous avez raison !

    « il existe des différences entre l’homme et la femme. Le fait que vous placiez le « deuxièmement » après le « troisièmement » le prouve. »
    Huhuhu, malheur à moi, mon erreur de copier/coller vient me prouver que…. Mais je n’ai pas compris en fait. Que voulez-vous dire ?

    « Plus sérieusement. Pourquoi les femmes craquent pour les hommes dominants socialement, un peu grande gueule, un peu vantard alors que les hommes sont repoussés par les femmes qui présentent ces traits de caractères ? »
    Alors je vous dirais dans un premier temps de ne pas faire de généralités. Vous me donnez à peu près la description d’un gros c** ce qui n’est pas duuuuu touuuut ma tasse de thé personnellement, et je ne pense pas être la seule dans ce cas. Et ce genre d’attitude discrédite des personnes des deux sexes, pas seulement les femmes.
    Et dans un second temps je vous réponds : culture, acquis !! Il n’y a pas un « mâle » absolu et un « femelle » absolu, il y a juste des traits culturels. Un(e) européen(e) n’est pas séduit(e) par les mêmes choses qu’un(e) japonais(e). Et j’ajoute à cela que vous savez très bien que tout cela est malmené par la petite cuisine personnelle de chaque couple et est très relatif. Ce qui apparaît en surface peut être équilibré dans l’intimité.

    « Le désir sexuel masculin est principalement éveillé par des stimuli visuels. C’est pourquoi la pornographie masculine se présente sous la forme de photos et de films tandis que les femmes se tourneront plutôt vers une pornographie écrite telle qu’on peut la trouver chez les éditions Harlequin. Cela explique aussi que la tenue des femmes produise un fort effet sur les hommes. »
    Très cher laissez moi pouffer ! Les éditions Harlequin font des livres sans prétention et souvent sans talent qui n’excitent que les adolescents pré-pubères. Le tout est très tarte, je trouve assez niais de se représenter ainsi la psyché sexuelle des femmes. Et puis pas très pratique de se masturber en s’efforçant de tenir un livre de poche ouvert. Si la pornographie généraliste n’excite qu’assez peu les femmes (enfin un peu quand même) c’est qu’elle est pensée et réalisée pour les hommes (je parle de la pornographie hétéro). L’objet des films est la femme et tout ce qui lui est fait, alors qu’à priori ce n’est pas ce qui fait réagir une femme hétérosexuelle. N’allez pas chercher des explications eschatologiques capillo-tractées, c’est simple en fait ! J’en veux pour preuve le succès du site « Dorcelle » où les films pornographiques sont pensés et réalisés par/pour des femmes.
    Je ne nie pas par ailleurs qu’il puisse y avoir des différences dans les sexualités, mais je dis qu’on ne peut pas les nommer/délimiter avec autant d’aplomb et SURTOUT surtout qu’elles ne justifient en rien le fait de contraindre et d’oppresser 50% de l’humanité. Et puis je dis aussi que la sexualité varie profondément d’un individu à l’autre et qu’il est artificiel de tenter d’en tirer de grands principes.

    « Pouvez-vous aller sur google image et taper « piercing »…
    Apprécieriez-vous que la majorité des hommes français se défigurent de la sorte et s’offrent ainsi à votre regard où que vous soyez : dans la rue, à l’université, au bureau, etc ? »
    Je trouve que vous mélangez tout. Je vais essayer de vous montrer pourquoi.
    Vous comparez des actes quasi chirurgicaux qui coûtent des centaines d’euros, d’heures de travail et de souffrance (les piercing de masse) au simple fait d’enfiler un jean/une robe. J’espère de tout cœur que vous conviendrez que c’est exagéré.
    Je réponds ensuite que ces hommes font (non, feraient puisque nous sommes au conditionnel) ce qu’ils veulent tant qu’ils :
    – sont gentils et respectueux avec moi
    – ne me demandent pas de faire pareil
    Si ces deux conditions sont validées, qu’est-ce que cela peut bien me faire ce qu’ils font de leur visage ? Et par ailleurs on s’habitue à tout. Les impressionnistes étaient trainés dans la boue parce que leurs tableaux étaient moches et vides selon les normes culturelles et esthétiques de l’époque. Pourtant nous sommes aujourd’hui capables d’apprécier un Botticelli autant qu’un Monet sans que l’un discrédite l’autre.
    Je vous sens en souffrance lorsque vous dites :
    « on vous rappellera fermement que vous participez à la « culture de domination du beau sur le laid» et que cela est intolérable… »
    Toute univocité est réductrice et limitative. Vous avez le droit d’avoir des pensées propres et si elles vous semblent différentes de ce que vous percevez comme la norme générale alors tant mieux, toutes les idées ont besoin de leur contraire pour mutuellement s’élever dans une dialectique inspirée ! Je ne vous en veux pas de penser différemment de moi. Je vous en voudrais par contre si vous vouliez essayer de m’oppresser pour cela par contre. J’aimerais que mes paroles ne soient pas des simples signaux électriques mais une occasion de réfléchir de votre côté, comme par ailleurs vos réponses motivent ma réflexion.
    « Je peux concevoir que vous puissiez en toute bonne foi ignorer l’effet qu’ont les accoutrements féminins »
    Cessez je vous prie, ou je vous rétorque que le pape est accoutré d’une bizarroïde manière. Je ne considère pas mériter le terme « accoutrement » dans ma façon de me vêtir. Je fais au plus simple en m’efforçant d’obtenir quelque chose de joli et d’harmonieux à la mesure de mon porte-monnaie. C’est aussi une façon de respecter les autres de faire attention à son apparence ! (cf les profs d’histoire géo bougons qui mettent le même pull couvert de taches pendant deux semaines).
    Là je voudrais signaler que je dis souvent « je je » en parlant de mon expérience, mais comme je me sens incluse dans les « accoutrées » vu la description que vous en faites je pense être dans le sujet quand même.
    « Mais sachez qu’ils sont profondément marqués (même s’ils feignent souvent que ce n’est pas le cas) par une façon aussi impudique de s’habiller. »
    Soyez relax à leur encontre dans ce cas. Si vous savez que la personne qui les porte ne pense pas à mal et ne cherche certainement rien de ce qu’elle peut arriver à susciter chez vous, prenez pour acquis qu’il faut minimiser votre réaction et passer à autre chose. Je n’approuve pas qu’une gamine de 6 ans soit en legging rose imprimé léopard mais je suis quand même certaine qu’elle ne fait pas du racolage passif.
    « A vous de voir si vous voulez accepter les hommes tels qu’ils sont, c’est à dire imparfaits, avec des faiblesses et des forces différentes de celles des femmes, ou vous révolter contre le réel. »
    Je note, donc un homme, sous prétexte qu’il est homme, a la contrainte d’être obnubilé par des fesses ou des seins qu’il devine dans une tenue. Et donc s’il viole, c’est après tout un peu normal non ?
    Renseignez-vous s’il vous plaît. Ne dites pas de telles choses. J’attends d’un autre être humain, et donc d’un homme, qu’il me respecte et me considère à priori comme une personne pensante, agissante, sentant et complexe. Je peux être séduite par tel ou tel détail chez un homme mais je ne le réduis pas à cela pour autant, et encore moins à son simple sexe. Je ne couche pas/n’ai pas envie de coucher avec tous les humains mâles que je rencontre, et heureusement. Ne me dites pas que pour vous c’est le cas dès qu’une femme entre dans votre champ de vision ?

  8. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    « Entre un oppresseur en lavallière et un oppresseur en cheich je choisis… pas d’oppresseur en fait. »

    Ce qui revient à choisir l’oppresseur en cheich.

  9. Ping : A quoi donc a servi le féminisme ? | Kolia Karamazov

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