Archives mensuelles : avril 2013

Vierge folle ou vierge sage ?

S&TC

Les jeunes femmes aujourd’hui gèrent terriblement mal leur capital séduction. Comme ça a toujours été le cas, chacune d’entre elle reçoit une dose de charme. Celle-ci est variable d’une personne à l’autre, mais elle est presque toujours suffisante pour les besoins de son existence. A condition que ce bien ne soit pas dilapidé, il permet à la femme de trouver un homme qui lui est assorti.

Les hommes aussi reçoivent un capital à faire valoir auprès des femmes. Mais pour eux, les choses se déroulent d’une façon bien différente. Alors qu’une femme se retrouve brutalement avec le charme de toute sa vie entre les mains, au lendemain de la puberté, vers seize ou dix-huit ans, un homme l’obtient progressivement, sur plusieurs décennies. Dans la vingtaine il a pour lui la vigueur de la jeunesse. Dans la trentaine, s’il a perdu un peu de sa forme physique, il compense avec une plus grande expérience de la vie et une situation qui commence à être bien établie. Passé la quarantaine il peut compter sur une position avantageuse dans la hiérarchie sociale, susceptible d’encore s’améliorer à cinquante ou soixante ans à mesure que son apparence et ses forces diminuent.

De son côté, vers vingt ans, la jeune fille déborde soudainement d’un charme et d’une fraicheur juvénile qui lui confère un grand pouvoir sur les hommes. Même les femmes d’apparences quelconques bénéficient à ce moment là d’une floraison spectaculaire. Mais la comparaison florale est valable jusque dans le caractère très éphémère de cette profusion de beauté. Dix ans plus tard elle est déjà bien fanée et la situation continue à se dégrader très rapidement. A ce moment là, si la femme n’est pas mariée, elle va découvrir ce qu’est la vie sans la capacité à envoûter les hommes d’un simple sourire. Il faut souhaiter qu’elle n’ait pas trop pris goût à toutes les petites attentions masculines à son égard : une aide en mathématiques, un vélo ou un ordinateur réparé, des bras offerts pour déménager, etc. Car c’est sous une toute autre lumière que le monde va apparaître à ses yeux. Le choc sera d’autant plus brutal qu’elle aura été mignonne et donc cajolée dans ses jeunes années. Elle va comprendre que les gens ne sont pas « gentils » en toutes circonstances et que ni sa personnalité, ni son intellect n’étaient la source première de l’intérêt qu’on lui portait[1].

De cela découle l’importance pour une jeune femme d’utiliser intelligemment son capital séduction. Malheureusement, une fille de dix huit ans fait rarement preuve d’une grande sagesse. Ceux qui devraient l’assister en la matière, ses parents, ses grand-mères ne sont plus du tout à la hauteur de leur mission. De son côté la machine médiatique les pousse sans relâche à prendre les mauvaises décisions. La catastrophe repose sur le fait qu’elle dispose à un instant donné du quota de charme qui doit lui servir pour toute sa vie. Elle coure donc le risque de tout perdre. C’est comme si une jeune femme se retrouvait à vingt ans avec un tonneau rempli d’huile. Elle aurait le choix entre l’utiliser avec parcimonie dans une lampe, pour s’éclairer tout au long de son existence. Ou de renverser le contenu de la barrique à même le sol pour y mettre le feu et créer un grand brasier. Elle danserait alors autour des flammes avec excitation, mais la chaleur et la lumière éblouissante laisseraient très vite place à une obscurité glaciale.

C’est en général cette deuxième voie qu’empruntent les femmes de nos jours. Faire flamber leur tonneau consiste à dilapider son contenu entre dix huit et trente ans au profit d’hommes qui ne s’engageront jamais durablement auprès d’elles.
L’égarement de la jeune femme peut prendre un caractère quantitatif. Etant donné ses attraits liés à son âge elle n’a aucune difficulté à avoir des « copains » et même à enchaîner les relations. Elle vit dans l’illusion que ce lifestyle pourra se prolonger jusque dans la trentaine. Elle croit qu’à ce moment, si l’envie lui en prend, il lui suffira de demander à son « copain » de l’épouser pour qu’il devienne illico son mari.
Mais son erreur peut aussi prendre un caractère qualitatif. Considérons une jeune femme d’apparence juste moyenne, fortement embellie pas ses vingt ans. Si elle met en valeur son atout personnel, que ça soit ses fesses, ses seins, ses jambes ou autre chose. Si elle use et abuse de maquillage, de talons aiguilles, de mini-jupes, etc. Si de surcroit elle a recourt à quelques artifices tels que des culottes gainantes ou des soutiens-gorge rembourrés, elle peut facilement entretenir l’illusion qu’elle mérite le playboy de service, et son physique d’acteur hollywoodien. Parce qu’il est sorti avec elle pendant trois ou quatre mois, elle est convaincu qu’elle joue dans la cour de cet homme là et qu’elle finira bien par épouser un Apollon millionnaire. Le plus grave c’est que cet aveuglement la conduit à dédaigner les hommes dans la moyenne qui constitue pourtant son groupe de prospection naturel.

Examinons à présent ce que la sagesse nous dicte quant à l’usage que doit faire une jeune femme de son capital séduction. Il s’agit pour elle de profiter de la courte fenêtre de jeunesse et de beauté dont elle dispose, pour obtenir d’un homme qu’il s’engage définitivement. Cela suppose que la jeune femme ne se surévalue pas. Le fait qu’elle soit dotée d’une délicieuse apparence pendant quelques années ne signifie pas qu’elle est exceptionnelle, mais seulement qu’elle est jeune. Par conséquent si elle est juste dans la moyenne, il s’agit pour elle de s’orienter vers un homme dans la moyenne lui aussi. C’est la première condition du bon usage de ses charmes. Par la suite elle doit s’attacher à transformer l’attirance que cet homme éprouve pour elle en respect, en admiration et enfin en dévotion. Les appas de sa jeunesse passeront, les sentiments qu’elle aura su faire naître chez l’homme qu’elle convoite perdureront. La nature a bien fait les choses et ce scénario se réalise assez naturellement, à certaines conditions toutefois. Il y a celle que nous avons déjà évoquée qui consiste à avoir des aspirations réalistes quant au type d’homme brigué.

SpinsterModPar ailleurs, la virginité est un atout considérable et à défaut le fait d’en être aussi proche que possible est nécessaire.
En échange des attraits de sa jeunesse, une femme peut obtenir d’un homme qu’il s’engage à la soutenir tout au long de sa vie. Que celle-ci comporte en général une longue période de « vieillesse sexuelle » n’est pas un obstacle. A moins bien sûr qu’un autre ait jouit de la fraîcheur juvénile de la demoiselle, avant de passer son chemin. Car qui paierait de sa vie ce que d’autres ont reçu pour trois fois rien ?

[1] Voir le témoignage de Jane S. : ici

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Pas besoin de béton pour un mur contre l’immigration

Confort3

Les Européens sont depuis longtemps extrêmement vulnérables face à l’immigration. Pour l’expliquer certains invoquent la « dictature » de Bruxelles, d’autres les juifs ou que sais-je encore, comme si nous étions pieds et poings liés par un pouvoir extérieur. Pester contre un ennemi soit disant bien identifié fait peut être du bien, mais a peu de chances de nous aider. Pour s’en sortir, la première étape consiste à repérer les véritables racines de notre faiblesse. Ensuite il s’agira de les couper.

Depuis cinquante ans, les Européens sont impuissants à endiguer, ou même freiner l’afflux de migrants du tiers-monde qui se déverse sur leur continent. Cet état de faits regrettable découle d’une sorte de morale naturelle. Il faut avoir l’âme bien sombre pour la transgresser sans vergogne et les gens normaux s’y conforment naturellement, en général. Parmi bien d’autres choses cette morale réprouve l’hypocrisie. Or il en faut beaucoup pour reprocher à d’autres un comportement dont on est soi-même le champion.

Entre la gauche pour qui il n’y a aucune différence entre un Africain et un Européen et une certaine droite qui prétend qu’ils n’ont rien en commun, la vérité n’a semble-t-il pas choisi son camp. Car si l’aveuglement des égalitaristes est indiscutable, il existe bel et bien des similitudes fondamentales entre l’immigré et son contemporain européen. Tout deux font preuve d’une lâcheté et d’un matérialisme sans précédent.

Rien ne nous oblige à reprendre à notre compte la vision officielle du migrant imposée par les médias. Pourvu qu’il vienne d’Afrique, on nous le présente comme la victime suprême sur laquelle nous devrions verser toutes nos larmes. Un autre regard est possible.

Souvenons-nous que les immigrés, dans leur immense majorité, ne sont pas venus en Europe pour fuir une inéluctable extermination. La plupart sont arrivés de pays en paix dans lesquels le confort et la qualité de vie étaient plus ou moins en retrait par rapport à l’Europe. Or la rudesse de l’existence dans leur patrie d’origine, loin de justifier qu’ils ne la quittent, aurait exigé d’eux un redoublement d’efforts. Tandis qu’ils étaient confrontés à l’adversité, que n’ont-ils pas retroussé courageusement leurs manches afin de bâtir un avenir pour leurs familles, leurs amis, leurs enfants. Au lieu de cela, en émigrant, ils ont abandonné le navire, le condamnant avec ceux qui sont restés à son bord à un sort encore plus misérable.

Ce sont des hommes de cette trempe là que nous avons accueillis avec compassion et admiration. Personne en Europe ne les a vus pour ce qu’ils sont, c’est à dire des lâches. Car malheureusement la lâcheté est depuis trop longtemps la norme chez nous. Or la norme est toujours invisible. Elle va de soi, on ne la questionne pas.

L’Européen est le premier à abandonner la terre de ses ancêtres si l’herbe n’y est pas assez verte à son goût. Pas question pour un diplômé de la faculté de médecine d’Amiens d’exercer dans la campagne Picarde. Il se justifie en invoquant le manque de dynamisme de la Picardie rurale, mais par son départ il aggrave la situation. En particulier pour sa grand-mère, qui est bien souvent abandonnée sur place.
Pour d’autres il s’agira de fuir des impôts excessifs ou de gagner une région « favorable au business et à l’innovation ». Il est question de se déplacer là où le soleil brille et de plier bagage aussitôt ressenti la fraicheur crépusculaire. S’estimer responsable de sa communauté ne fait pas partie du programme. Non, ces derniers temps l’Européen est un consommateur de cadres de vie. Il n’en est plus le bâtisseur.

Dans la migration il y a deux aspects. On quitte une terre et on en gagne une autre. Comme nous l’avons vu, la première moitié du mouvement, fuir son pays, se dérober devant l’adversité, témoigne d’une grande lâcheté. Examinons à présent le second aspect : s’établir en un autre lieu.

Il importe de rappeler ce qui a motivé le choix de l’Europe comme destination. Il est clair que les immigrés ne sont venus ni pour la douceur du climat, ni par goût pour les paysages locaux, mais pour profiter du confort matériel. Ils ont fait le voyage pour l’eau courante, le double vitrage, les supermarchés climatisés, les toilettes avec chasse d’eau, les hôpitaux gratuits et les voitures allemandes. Abandonner la terre de ses ancêtres pour poser ses fesses sur le similicuir d’une Volkswagen Golf, voilà une aventure qui manque singulièrement de noblesse.

Mais la mesquinerie de leurs motivations n’a jamais empêché les Européens de traiter les immigrés avec déférence. Pas plus que leur lâcheté, nous ne pouvons condamner la bassesse de leurs objectifs sans nous condamner nous-mêmes.
En effet, l’Européen n’a cessé de devenir d’avantage esclave de son matérialisme et de son goût du confort. Il leur a tout sacrifié petit à petit, au point de ne même plus envisager qu’il puisse exister autre chose.

Dans les années quatre-vingt, Jean-Marie Le Pen avertissait des dangers de l’immigration. Pendant ce temps, les Français étaient occupés à choisir les options de leur Renault 21, à hésiter entre différents coloris pour leur canapé d’angle et à étudier les prix des piscines de jardins.
N’étant pas hypocrite, l’Européen moyen pouvait difficilement exiger que l’on ferme la porte aux immigrés, qui comme lui aspiraient aux joies du confort moderne.

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Il est heureux que l’Européen soit sincère et cohérent, mais cela n’est pas sans conséquence. En l’occurrence, s’il fait le choix de la lâcheté et du matérialisme il ne peut pas opposer une résistance sérieuse à un phénomène dont les moteurs sont précisément ces deux tares.
Les Européens se sentent impuissants face au déferlement migratoire. Ils sentent bien qu’une opposition de leur part n’aurait aucun fondement solide. Pour que cette pénible situation prenne fin il suffit qu’ils retrouvent l’esprit de leurs ancêtres. Cette noblesse d’âme, ce mépris du confort et ce goût pour l’aventure, de ceux qui ont pris le large à bord de caravelles, non pas pour profiter des richesses d’un pays clés en main, mais pour découvrir un nouveau monde et y étendre la civilisation. S’ils redeviennent dignes de leur héritage, les Européens porteront instantanément un autre regard sur l’immigration et ils y mettront un terme tout naturellement.

A la gauche, éternellement reconnaissantes

Mesdemoiselles, Mesdames,

La gauche vous a débarrassé d’un certain individu parce que, dit-on, vous ne l’appréciiez guère.

Le voici en photo (debout en cravate).

The Family ca 1920

La gauche vous a promis qu’à l’avenir vous n’auriez plus à vous soumettre à cet inquiétant personnage.

Ce qu’elle n’avait pas précisé, c’est que tôt ou tard, inéluctablement, il faudrait vous soumettre à celui-ci, à la place du précédent.

muslim