Archives mensuelles : août 2013

Le Féminisme One Size Fits All

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La blonde : « Il n’est pas normal que je doive cacher mes seins !»

La rousse : « Ce n’est pas parce que je suis plate que je suis une erreur de la nature »

Confronter les revendications de ces deux charmantes demoiselles met en évidence deux caractéristiques du féminisme (qui sont communes à toutes les idéologies de gauche) : la contradiction interne et la création de problèmes dont il se nourrit.

La contradiction interne est illustrée ici par l’incompatibilité et même l’opposition qui existe entre les exigences de ces deux jeunes femmes. La blonde un peu potelée réclame le droit de sa balader seins nus. La revendication de la rousse est moins claire. Manifestement elle souffre de n’avoir presque pas de poitrine et on peut supposer que pour apaiser son mal-être, elle souhaite que les bonnets A et C soient mis sur un pied d’égalité. Mais ces filles marchant toutes deux derrière la bannière du féminisme, ne réalisent pas que leurs « intérêts » sont divergents. La blonde veut pouvoir exploiter, sans retenue, son « atout séduction ». On devine à ses joues pleines et à son cou dodu qu’elle a la poitrine généreuse. Elle entend bien en profiter pour maximiser son pouvoir sur les hommes. Comme elle n’est pas une beauté fatale, elle compte particulièrement sur sa poitrine (1). Son combat en faveur de l’exhibitionnisme prend sa source dans la reconnaissance d’une réalité : les hommes sont attirés par les femmes à fortes poitrines. Cette réalité la rousse s’en passerait bien. Peut-être d’ailleurs considère-t-elle que la préférence pour les bonnets C ou D est le résultat d’un construit social d’essence patriarcal, qu’il convient d’éradiquer via la lutte féministe.
Mais avant d’être un instrument de séduction, les seins sont l’attribut maternel par excellence. On peut imaginer qu’amputée de ce symbole, notre jeune amie préfère se dire qu’après tout, une femme n’est pas faite pour être mère. Elle s’est laissée séduire par le féminisme car il va dans ce sens.
Quoiqu’il en soit les projets respectifs de ces deux jeunes femmes sont irréconciliables. L’impudeur qui arrange l’une, cause le malheur de l’autre. Pendant que la blonde fait l’objet de beaucoup d’attention masculine, en raison de ses mamelles imposantes, la rousse souffre. Car dans ce monde où les seins se donnent à voir en public, la fille chez qui ils sont petits ne peut que se comparer aux femmes plus généreusement dotées. Sans parler de l’obligation qui lui est faite de révéler sa propre poitrine régulièrement, à la piscine ou à la plage.

Comme la plupart des idéologies de gauche, le féminisme crée des problèmes dont il se nourrit. Sur le plan vestimentaire, les femmes faisaient preuve d’infiniment plus de retenue au début du XXe siècle ou même en 1950 qu’aujourd’hui. Désormais elles s’habillent à leur guise, avec la possibilité de tout montrer ou presque. Le féminisme n’est sans doute pas la seule source de cette évolution, mais on ne peut pas dire qu’il s’y soit opposé. Il est clair qu’il a fortement contribué à mettre les femmes à poils. Grâce à cette brillante opération, elles souffrent presque toutes de leurs imperfections physiques. Au temps jadis, il n’était pas question de connaître le détail de l’anatomie d’une femme avant d’avoir pénétré dans la chambre conjugale. Mais désormais tout est visible et tout peut être analysé sous la moindre couture. La taille et la forme des seins, la largeur des hanches, le rebondi et la fermeté des fesses, la présence d’un thigh gap, la longueur des jambes, etc. Les hommes peuvent désormais faire leur sélection en toute connaissance de cause. Un peu comme chez le boucher-charcutier, ils achètent ce qui à l’air appétissant. « Elles sont bien belles vos chipos, bien charnues et cette courbure, aaah cette courbure ! Vous m’en mettrez douze. » Autrefois, si les femmes développaient des complexes, ils concernaient tout au plus leurs visages, car même leurs cheveux étaient soigneusement attachés. Désormais chaque détail des différentes parties de leurs corps fait l’objet de complexes (2). Ainsi les filles qui sont courtes sur pattes, qui n’ont pas de hanche, ou qui n’ont pas de poitrine souffrent profondément. On pourrait espérer qu’en réaction ces femmes prônent un retour à la modestie du XIXe siècle. C’est loin d’être le cas. Le féminisme est parvenu à se positionner comme le point de ralliement de toutes les femmes dont l’orgueil est blessé, de toutes celles qui ont une raison de râler. Dès que l’une d’entre elles a un problème, on lui explique que c’est la faute des hommes et du patriarcat.
Le féminisme a donc déshabillé les femmes, occasionnant chez elles un mal-être permanent, qu’elles tentent d’apaiser en accusant les hommes et en prônant plus… de féminisme.

Julien_Dupré

85A ou 90C ?

(1) Les fortes poitrines confèrent un pouvoir aux vierges folles, qui finira par se retourner contre elles. Les vierges sages n’ont pas besoin de ça.

(2) Pour le plus grand bonheur de l’industrie des cosmétiques, du fitness et de la chirurgie esthétique

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Envie de savoir ce qui se cache derrière ce short ?

Not_For_Men_I_SwearDans le cadre de la campagne Cambridge Needs Feminism les étudiants de l’université de Cambridge nous proposent un véritable festival d’âneries. A consommer avec modération.

Arrêtons-nous sur le cas de la jeune fille à gauche.

« Je porte ce short pour moi, pas pour les hommes ! » nous dit-elle.

Ce message n’est pas sans rappeler la mentalité derrière le phénomène Slutwalk (marche des salopes). Pour ceux qui n’en auraient pas entendu parler, il s’agit d’un mouvement de protestation né après qu’un policier canadien ait fait remarquer que pour leur propre sécurité, « les femmes devraient éviter de s’habiller comme des salopes ». Il pensait faire une remarque de bon sens, un peu comme on dirait « pour éviter de vous faire cambrioler, ne laissez pas la fenêtre entrouverte lorsque vous quittez votre domicile ». Mais les féministes ne l’ont pas entendu de cette oreille. Elles ont donc entreprit de défiler dans les rues avec des accoutrements dignes d’un Eros Center. Leur exigence est simple : n’avoir à subir aucune conséquence désagréable, quelle que soit la tenue qu’elles portent en public.

L’étudiante de Cambridge qui s’est joint à nous par photo interposée, nous fournit une occasion de nous interroger sur cette revendication qui anime le mouvement Slutwalk.
Si cette fille ne cache rien de son anatomie, ses pensées ne nous sont en revanche pas directement accessibles et il faut procéder par hypothèses.

Selon une première hypothèse, cette personne n’a véritablement pas conscience de l’agressivité sexuelle de sa tenue et de l’effet qu’elle produit sur les hommes. Elle est parfaitement innocente et naïve comme une petite fille de trois ans qui se promène nue sur la plage. Un certain nombre d’hommes préfèrent croire qu’il en est ainsi, afin de préserver l’image de blanche et pure colombe qu’ils se font de la femme. Mais cette version des faits ne tient pas debout. La pancarte brandie par notre amie, semble nous dire qu’à aucun moment, lors du choix de son short, elle n’a songé à une personne extérieure, homme ou femme. Un peu comme si elle vivait sur une île déserte. Son seul critère de choix vestimentaire serait le confort. En ce cas un mini-short pourrait se justifier par des températures élevées. Mais on voit que le temps est nuageux, que la demoiselle porte un pull et rappelons que la photo est prise à Cambridge en Angleterre. Et même s’il faisait chaud, pourquoi opter pour un short moulant. Un modèle ample serait nettement plus confortable. C’est comme ces filles qui prétendent se soumettre au supplice des talons aiguilles, pour elles et non pas pour les hommes. Enfin, si vraiment notre amie ne voit rien de sexuel dans son short, si elle pense naïvement que la tenue d’une femme ne peux pas avoir d’effet sur les hommes, si réellement son seul but est le confort personnel, pourquoi ne se ballade-t-elle pas complètement nue, en toute innocence ?
En fin de compte, cette première hypothèse apparaît bien peu crédible.

On peut en proposer une seconde, diamétralement opposée à la précédente. Cette fille est parfaitement consciente de l’effet qu’elle produit sur les hommes, mais elle joue la naïveté, n’hésitant pas à mentir effrontément, afin d’empêcher que l’on mette un terme à son jeu pervers.

La troisième et dernière hypothèse est plus subtile. Notre étudiante s’habille bel et bien pour elle-même, dans le sens où sa tenue sert ses intérêts personnels. Et ceux-ci comprennent entre autres le fait d’attirer l’attention de certains hommes. Mais pas de tous les hommes, attention. Son message n’est donc pas tout à fait mensonger. Si vous êtes un homme, il y a en effet 90% de chances pour qu’elle n’ait pas mis ce short pour vous. Elle a plutôt en vue le capitaine de l’équipe de rugby ou le chanteur du groupe de rock. Malheureusement ils sont très demandés, or la jeune fille de la photo n’est pas belle de visage, elle est quelconque. Sur ce terrain là elle est distancée par de nombreuses concurrentes. Pour revenir dans la compétition elle n’a eu d’autre solution que de mettre en avant son « atout séduction » : sa croupe.
Si cette troisième hypothèse est la bonne il faut bien reconnaître que l’attitude de notre amie est déplorable. Au point que certains la trouveront peut être même invraisemblable. Ceux qui ne seraient pas convaincus par l’idée qu’une jeune femme puisse en arriver à un exhibitionnisme et une vulgarité extrêmes, simplement pour obtenir l’attention de quelques mecs, n’ont peut être pas encore fait l’effort de se mettre dans la tête d’une fille née dans les années 90.

La troisième hypothèse nous a permis de comprendre le pourquoi de ce mini-short. Reste à identifier les motivations qui ont conduit notre étudiante à se cacher derrière un slogan féministe. Ce sont les mêmes motivations qui sont derrière la « marche des salopes ».
Au fond elle refuse d’assumer les conséquences de ses propres choix. Elle utilise un short, qu’il y a encore vingt ans on n’aurait guère trouvé que dans un sex-shop, pour obtenir l’attention d’un petit nombre d’hommes. Son objectif est sans doute atteint, mais elle ne supporte pas les « effets secondaires » de ses actes. Or quand on s’efforce par tous les moyens d’éveiller le désir sexuel d’une poignée d’hommes, fatalement tous les hommes dans les parages sont également mis en appétit. Cela crée une atmosphère qui parfois déplait à notre amie. Elle se compose de regards, de rumeurs, de sifflets, de réflexions « déplacée » ou « insultantes » et d’un risque accru de se faire sauter dessus. Tout cela elle le désire dans une certaine mesure, mais elle voudrait pouvoir garder un contrôle total qui lui permette de discriminer au cas par cas et minute par minute. « Toi tu peux regarder mais pas toi. Toi tu pouvais avant, mais maintenant j’en ai assez. ».
Il se trouve que grâce au respect de la modestie et de la chasteté dont ont fait preuve les femmes pendant des siècles, les filles de 2013 bénéficient (encore) des fruits de la civilisation. Ils incluent notamment l’existence de forces de police et d’un système judiciaire. Notre étudiante dispose donc d’instruments efficaces pour se prémunir des conséquences indésirables de ses actes. En effet, non seulement le viol est très risqué pénalement, mais de simples réflexions ou même des regards, dès lors qu’ils sont ressentis comme oppressants, peuvent mener un homme au tribunal. Mais pour que cet ordre perdure encore un peu, il est indispensable que les féministes martèlent l’idée que ces jeunes femmes court-vêtues, sont vierges de toute arrière-pensée d’ordre sexuel et que les réactions qu’elles suscitent n’émanent que d’esprits pervers et criminels qu’il faut rééduquer.

Everyone_Is_Equal_(Even_If_It_Does_Not_Look_So)

Et vous les gars, vous en pensez quoi ?