Le Féminisme One Size Fits All

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La blonde : « Il n’est pas normal que je doive cacher mes seins !»

La rousse : « Ce n’est pas parce que je suis plate que je suis une erreur de la nature »

Confronter les revendications de ces deux charmantes demoiselles met en évidence deux caractéristiques du féminisme (qui sont communes à toutes les idéologies de gauche) : la contradiction interne et la création de problèmes dont il se nourrit.

La contradiction interne est illustrée ici par l’incompatibilité et même l’opposition qui existe entre les exigences de ces deux jeunes femmes. La blonde un peu potelée réclame le droit de sa balader seins nus. La revendication de la rousse est moins claire. Manifestement elle souffre de n’avoir presque pas de poitrine et on peut supposer que pour apaiser son mal-être, elle souhaite que les bonnets A et C soient mis sur un pied d’égalité. Mais ces filles marchant toutes deux derrière la bannière du féminisme, ne réalisent pas que leurs « intérêts » sont divergents. La blonde veut pouvoir exploiter, sans retenue, son « atout séduction ». On devine à ses joues pleines et à son cou dodu qu’elle a la poitrine généreuse. Elle entend bien en profiter pour maximiser son pouvoir sur les hommes. Comme elle n’est pas une beauté fatale, elle compte particulièrement sur sa poitrine (1). Son combat en faveur de l’exhibitionnisme prend sa source dans la reconnaissance d’une réalité : les hommes sont attirés par les femmes à fortes poitrines. Cette réalité la rousse s’en passerait bien. Peut-être d’ailleurs considère-t-elle que la préférence pour les bonnets C ou D est le résultat d’un construit social d’essence patriarcal, qu’il convient d’éradiquer via la lutte féministe.
Mais avant d’être un instrument de séduction, les seins sont l’attribut maternel par excellence. On peut imaginer qu’amputée de ce symbole, notre jeune amie préfère se dire qu’après tout, une femme n’est pas faite pour être mère. Elle s’est laissée séduire par le féminisme car il va dans ce sens.
Quoiqu’il en soit les projets respectifs de ces deux jeunes femmes sont irréconciliables. L’impudeur qui arrange l’une, cause le malheur de l’autre. Pendant que la blonde fait l’objet de beaucoup d’attention masculine, en raison de ses mamelles imposantes, la rousse souffre. Car dans ce monde où les seins se donnent à voir en public, la fille chez qui ils sont petits ne peut que se comparer aux femmes plus généreusement dotées. Sans parler de l’obligation qui lui est faite de révéler sa propre poitrine régulièrement, à la piscine ou à la plage.

Comme la plupart des idéologies de gauche, le féminisme crée des problèmes dont il se nourrit. Sur le plan vestimentaire, les femmes faisaient preuve d’infiniment plus de retenue au début du XXe siècle ou même en 1950 qu’aujourd’hui. Désormais elles s’habillent à leur guise, avec la possibilité de tout montrer ou presque. Le féminisme n’est sans doute pas la seule source de cette évolution, mais on ne peut pas dire qu’il s’y soit opposé. Il est clair qu’il a fortement contribué à mettre les femmes à poils. Grâce à cette brillante opération, elles souffrent presque toutes de leurs imperfections physiques. Au temps jadis, il n’était pas question de connaître le détail de l’anatomie d’une femme avant d’avoir pénétré dans la chambre conjugale. Mais désormais tout est visible et tout peut être analysé sous la moindre couture. La taille et la forme des seins, la largeur des hanches, le rebondi et la fermeté des fesses, la présence d’un thigh gap, la longueur des jambes, etc. Les hommes peuvent désormais faire leur sélection en toute connaissance de cause. Un peu comme chez le boucher-charcutier, ils achètent ce qui à l’air appétissant. « Elles sont bien belles vos chipos, bien charnues et cette courbure, aaah cette courbure ! Vous m’en mettrez douze. » Autrefois, si les femmes développaient des complexes, ils concernaient tout au plus leurs visages, car même leurs cheveux étaient soigneusement attachés. Désormais chaque détail des différentes parties de leurs corps fait l’objet de complexes (2). Ainsi les filles qui sont courtes sur pattes, qui n’ont pas de hanche, ou qui n’ont pas de poitrine souffrent profondément. On pourrait espérer qu’en réaction ces femmes prônent un retour à la modestie du XIXe siècle. C’est loin d’être le cas. Le féminisme est parvenu à se positionner comme le point de ralliement de toutes les femmes dont l’orgueil est blessé, de toutes celles qui ont une raison de râler. Dès que l’une d’entre elles a un problème, on lui explique que c’est la faute des hommes et du patriarcat.
Le féminisme a donc déshabillé les femmes, occasionnant chez elles un mal-être permanent, qu’elles tentent d’apaiser en accusant les hommes et en prônant plus… de féminisme.

Julien_Dupré

85A ou 90C ?

(1) Les fortes poitrines confèrent un pouvoir aux vierges folles, qui finira par se retourner contre elles. Les vierges sages n’ont pas besoin de ça.

(2) Pour le plus grand bonheur de l’industrie des cosmétiques, du fitness et de la chirurgie esthétique

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60 réflexions au sujet de « Le Féminisme One Size Fits All »

  1. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    « D’ailleurs, le discours réac se mord la queue : s’il y a un déterminisme historique tel que les réactions en chaînes négatives sont inévitables dès lors qu’une mutation s’opère, que dire de la société traditionnelle dont ils se réclament (certains remontent au Paléolithique, d’autres se contentent des années 50, ou 60…) ? C’est de cette société qu’est née la société moderne. Si l’on se contente de rembobiner, dans cette optique que je ne partage pas, on aura le même résultat »

    L’idée c’est qu’il ne s’agit pas d’un déterminisme absolu sur lequel l’homme ne pourrait avoir aucune prise. Disons que l’évolution des sociétés est loin d’être seulement le résultat des volontés humaines. Elle est grandement influencée par des forces qui échappent à la plupart des hommes, mais que l’on peut néanmoins tenter de comprendre afin d’essayer de les maîtriser.
    L’homme fixe un cap, mais en fin de compte on n’arrive rarement à l’endroit visé. Par exemple, je ne pense pas que les républicains de la première heure avaient en vue la tiers mondisation de la France. Pourtant c’est ce qui est arrivé à cause de forces qui les dépassaient et dont ils étaient eux mêmes esclaves.
    A mon avis la grande force derrière la décomposition des civilisations prend sa source dans l’orgueil individuel. Pour l’empêcher de détruire, il faudrait garder cet orgueil sous contrôle. Et là je vois deux solutions, éventuellement complémentaires : le christianisme et la préservation de conditions matérielles qui limitent l’orgueil des gens.
    Pour ce deuxième aspect, j’ai déjà parlé du déchainement d’orgueil observable chez les propriétaires de Peugeot 207. Je propose qu’ils se contentent de marcher ou d’aller en char à bœufs, ça les calmera.

    « Mais je suis aussi un évolutionniste : je considère les cassures du monde moderne nécessaires pour faire passer la civilisation à un stade supérieur »

    Mes réserves quant à ce scénario découlent de la permanence du péché et donc de l’orgueil. Malgré tout, peut-être pouvons-nous évoluer, si on s’y prend bien.

    « la société technologique de masse (j’insiste sur ces deux mots) »

    Vous condamnez la société technologique dans la mesure où elle est « de masse » ? C’est bien cela ?

    « Parlons plutôt de causalité circulaire : la réalité matérielle détermine les idées, qui influent sur elle. »

    Je suis bien d’accord. En théorie une telle boucle peut permettre de se maintenir autour d’un point d’équilibre, comme avec un régulateur de vitesse. Mais dans le cas qui nous intéresse le changement des conditions matérielles a produit une culture qui a mené au bouleversement profond de ces conditions, ce qui a conduit au pourrissement de la culture, qui elle même à influé négativement sur le cadre de vie, et ainsi de suite depuis des siècles.

    « J’espère que vous ne croyez pas les progressistes au point de penser que nous sommes définitivement délivrés des guerres. »

    Non, bien sûr. Mais on en revient à mon point. Ce n’est pas parce que les identitaires placardent des affiches faisant allusion aux spartiates que les jeunes européens vont être de plus en plus nombreux à reprendre les armes. C’est parce que les circonstances « matérielles » vont l’imposer, que la virilité va faire son retour et que de plus en plus de gens vont se réclamer des spartiates (ou autre référence guerrière).

    « Lafrancemadmax de Roland Toblerone aux éditions String »

    Je suis étonné, je pensais que vous étiez de mèche avec Obertone.

  2. Roman Bernard

    « la grande force derrière la décomposition des civilisations prend sa source dans l’orgueil individuel »

    En effet. Il faut un nouveau projet collectif, ça tombe sous le sens, mais je ne pense pas que cela doive nécessairement passer par un retour au Néolithique (aucune caricature ici, l’agriculture avait assez peu évolué du Néolithique jusqu’à la Révolution industrielle).

    Quand j’entrevois un futur radieux, je vois des trains silencieux et ultra-rapides, roulant à l’électricité issue de la fusion nucléaire (je ne parle pas d’un futur que je verrai), ayant à leur bord des passagers vivants mais calmes, lisant, discutant ou prenant un verre entre amis au bar en regardant le paysage défiler. Je ne vois pas des egos perdus dans leur bulle de verre.

    « Vous condamnez la société technologique dans la mesure où elle est « de masse » ? C’est bien cela ? »

    Oui, c’est bien cela. Les Première (charbon et ce qui en découle : acier, textile) et Seconde (pétrole et ses suites : plastique, etc.) Révolutions industrielles nécessitaient des infrastructures qui contraignaient à une société de masse. Quelles qu’aient été les politiques suivies au XIXe et XXe siècle, elles allaient toutes dans le sens d’une société de masse.

    La nouvelle révolution de l’information et de la communication permet de surmonter cela. L’analyse que je fais, c’est que la confrontation dialectique entre salariat et télé-travail (deux impasses) va donner lieu à une relocalisation de l’économie du fait des gains de productivité.

    « Je suis étonné, je pensais que vous étiez de mèche avec Obertone. »

    Si vous faites référence à l’article du navrant Jean Robin, il n’a pas menti sur les faits, j’ai bel et bien introduit le « Pélicastre jouisseur » auprès de lui, qui l’a renvoyé vers Ring, et, se mordant les doigts d’avoir laissé passer un succès de librairie pareil, s’est enfermé dans la jalousie (j’ai des raisons de penser que c’est lui qui l’a balancé à Mediapart, d’ailleurs).

    De là à dire que nous sommes de mèche… J’étais opposé à la litanie de faits divers réunie sur Fdesouche, je continue à l’être quand c’est couché sur papier. Aligner des faits divers ne changera rien, sinon renforcer le désir de sécurité à tout prix chez les gens. Au lieu de faire respecter leur volonté (et non leur « droit ») de s’armer et de faire usage de leurs armes, ils vont réclamer plus de police, plus de caméras. C’est exactement le contraire qu’il faut faire.

    J’ajoute que les faits sont subsidiaires tant que la bataille intellectuelle et culturelle n’a pas été gagnée. Pour l’instant, les cas de racisme anti-blanc, par exemple, conduisent la population à demander que l’antiracisme s’applique à tous, comme si cela était souhaitable.

    Tant que la définition contemporaine du « racisme » n’a pas été discréditée, il ne sert pas à grand-chose de dénoncer le racisme anti-blanc. C’est pareil pour l’insécurité. Tant que le port d’armes est tabou en France, ça ne sert pas à grand-chose de se contenter de donner des faits divers. Les faits peuvent — et doivent — être utilisés comme leviers pour conduire à l’analyse (le racisme anti-blanc est impuni et même encouragé, donc l’antiracisme est une imposture, l’État ne défend pas les gens donc ceux-ci doivent le faire, etc.) mais je ne vois pas d’analyse sur Fdesouche ou dans La France Orange mécanique. Croire que les lecteurs feront leur propre analyse en lisant des infos brutes est une illusion moderne.

  3. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    @Maqvala

    « Pour en revenir à la campagne Cambridge Needs Feminism, j’avoue que la participation de trois (?) jeunes filles voilées me laisse perplexe. Comment expliquer que des femmes assez attachées à leur religion pour porter volontairement le voile se revendiquent comme féministes, alors que l’on sait que ce mouvement est clairement en faveur de la liberté sexuelle, de l’avortement et contre le patriarcat? »

    Vous exprimiez votre étonnement face à ces jeunes femmes voilées se rangeant apparemment dans le camp féministe. Pour ma part, ça ne me surprend pas plus que ça.

    Je ne sais pas comment avaient été sélectionnés les participants à la campagne Cambridge needs feminism, mais il est possible que les organisateurs arpentaient le campus et proposaient au premier venu d’écrire un message sur l’ardoise et de poser pour une photo. Si tel fut le cas, ces jeunes musulmanes se sont peut être senties obligées de participer, le féminisme étant très dominant sur le plan idéologique elles n’auront pas osé refuser.

    Mais on peut aussi envisager qu’elles soient tout à fait sincères dans leur soutien au féminisme. Pour comprendre que cela n’aurait rien de surprenant, il faut bien réaliser que les musulmanes « intégrales », c’est à dire traditionnelles à tout points de vue sont extrêmement rares. Le rouleau compresseur progressiste (représenté par l’ensemble des médias, de la classe politique, des idées exprimables en société, etc.) est si écrasant et omniprésent qu’il est impossible de lui échapper complètement. On voit le résultat chez les catholiques. Ceux qui ont un engagement authentique d’un côté (messe hebdomadaire, opposition ferme à l’avortement ou au mariage homo, etc.), acceptent simultanément des pans entiers de l’idéologie progressiste. Certains aspects du féminisme sont rejetés avec constance tandis que d’autres ont été adoptés aveuglément. Ainsi, ceux là même qui combattent le droit à l’avortement, voire l’usage des contraceptifs, trouvent parfaitement normal qu’une femme fasse des études longues suivies d’une carrière à temps plein. Il faut dire que sur ce sujet là, l’Eglise elle-même est parfaitement incohérente. D’ailleurs, je n’ai pas encore compris pourquoi elle a été inflexible sur l’avortement et la contraception et n’a en revanche opposé aucune résistance au carriérisme des femmes. Quoiqu’il en soit, parmi les jeunes femmes catholiques que j’ai rencontrées, pas une seule ne portait régulièrement une jupe. En fait la plupart n’ont jamais porté la moindre jupe. Alors cela donne des filles qui prennent la communion dans la bouche, à genoux, en jeans et sweat shirt.

    L’incohérence n’est donc pas réservée aux musulmanes.
    La situation de ces jeunes femmes de Cambridge est particulière dans la mesure où elles sont plutôt intelligentes et elles fréquentent un milieu universitaire qui est resté majoritairement blanc. A mon avis elles sont sous diverses influences :
    – un désir de loyauté envers leur famille
    – une certaine admiration pour les « supériorités » de l’occident qu’elles soient technologiques ou philosophiques
    – une certaine honte liée à l’arriération de leurs pays d’origine
    – la tendance à penser comme la majorité
    – la tentation d’obéir à leur instincts et pulsions primaires (ce qui pourra pousser une musulmane voilée à mettre un jeans moulant pour appâter un homme, par exemple).

    On voit que certaines de ces influences les poussent à respecter la tradition musulmane, tandis que les autres les incitent à adopter l’idéologie progressiste occidentale. Il n’est donc pas étonnant qu’il en résulte des musulmanes hybrides, qui ont un pied dans la tradition et l’autre en dehors.

    Suite aux JO de Londres, au cours desquels une polémique avait éclaté au sujet du port du voile par certaines participantes, Roland Hureaux avait écrit un article très intéressant sur l’incohérence totale que constitue le fait de se voiler et de pratiquer la compétition sportive simultanément.

  4. Roman Bernard

    « Certains aspects du féminisme sont rejetés avec constance [par l’Église catholique] tandis que d’autres ont été adoptés aveuglément. »

    Cela s’explique par le fait que la famille catholique est très largement une gynocratie. Chez M. et Mme Catho, c’est Madame qui porte la culotte. Le mâle catholique est le plus souvent un mâle beta, voire d’une lettre encore plus avancée de l’alphabet grec. La femme catho échange le pouvoir sur son foyer contre l’évidente absence d’orgasmes (à part quand elle prend un amant). D’autres religions sensiblement moins subtiles pratiquent bien l’excision, après tout…

    Le problème, c’est que cela produit des générations de moutons, comme on a pu le voir lors de Manix pour Toutes. Le pouvoir ne craint pas les catholiques car ils n’ont aucune virilité.

    Comme je le disais l’année dernière à une lectrice catho-féministe :

    Une chose est sûre : quand les rues de Paris ressembleront à celles du Caire, ce ne sont pas les chapons à pull noué autour du cou que l’on croise à la sortie de la messe qui pourront vous protéger.

  5. Roman Bernard

    La dévirilisation des hommes et la mascuilinisation des femmes sont en effet présentes dans l’ensemble de la population. Ce qui est juste amusant chez les catholiques, c’est qu’ils se plaignent de l’enseignement de la théorie du genre (enfin, ils s’en plaignent depuis que Hollande est « au pouvoir » ; son introduction par les énarques sous Luc Chatel ne les a pas empêchés de revoter pour Sarkozy…) alors que celle-ci est largement observable dans leurs propres foyers.

  6. Maqvala

    Bonjour Kolia Karamazov
    ,
    Vous avez sans doute en partie raison: les musulmans d’Occident sont tout simplement influencées par les diverses idéologies de notre vieux continent. Néanmoins, mon expérience m’apprend également qu’ils résistent bien mieux à la “modernité” que les catholiques. Rien que le fait de porter un voile, de faire les 5 prières, le ramadan, etc… sont des signes évidents de cet attachement à leur religion. Et c’est pour cela que l’adhésion apparente au féminisme occidental me laissait perplexe, le féminisme dit islamique auquel pourraient adhérer ces jeunes femmes n’ayant que peu à voir avec le féminisme occidental revendiqué par cette manifestation universitaire…
    Je n’ai également jamais eu l’impression que les musulmans admirent à ce point ce que vous appelez les supériorités philosophiques de l’Occident. Autant je puis concéder que l’admiration envers la technique occidentale est bien présente, autant je dirais le contraire en ce qui concerne notre” philosophie”. Les avancées techniques sont acceptées parce qu’elles n’engagent à rien sur le plan des valeurs (un Saoudien peut avoir des voitures de luxe occidentales, un Iphone ou que sais-je encore et vivre de la manière la plus islamique qui soit). Quant aux valeurs de l’Occident actuel, elles ne sont pas admirées mais au contraires rejetées et regardées avec un certain mépris, l’absence de religiosité étant vue comme une faiblesse et une incohérence. (Et je pense qu’ils ont raison : nous sommes spirituellement faibles. C’est ce qui à mon sens explique en partie les conversions à l’islam d’Occidentaux, le vide spirituel cherchant à être comblé et ne l’étant pas par un clergé mou et un catholicisme peu sûr de ses valeurs.)
    Et pour tout dire, si l’islam résiste bien mieux à la modernité, c’est que cette dernière est née en Occident, sur une terre chrétienne et qu’elle est caractérisée par des valeurs chrétiennes inversées ( ou devenues folles, comme dirait Chesterton). En somme, c’est à nous de faire face à ce problème de la modernité philosophique, puisque nous sommes les premiers touchés par ses conséquences pratiques.

    Maqvala

  7. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    « Ne l’ayant pas lu, je ne vais pas le commenter, mais je note au moins que le caractère négatif de la Réaction apparaît dans le mot-composé « Contre-Révolution ». Les révolutionnaires prennent l’initiative, les contre-révolutionnaires tentent de les empêcher. »

    J’ai du mal à comprendre ce culte de l’initiative. En plein milieu d’un déjeuner de famille, votre voisin, un cousin par alliance, se lève, monte sur la table et baisse son pantallon afin d’agiter un string léopard sous le nez des convives. Quelle est votre réaction?
    A : Vous regrettez de ne pas y avoir pensé avant.
    B : Vous montez sur la table à votre tour et allez plus loin en retirant vos sous-vêtements.
    C : Vous tentez de l’empêcher de poursuivre son numéro en l’attrapant par la jambe.

  8. Roman Bernard

    Ce scénario a d’autant plus de chances de se produire, et de rencontrer l’apathie de la tablée, que tout le monde s’emmerde à table. Aussi inconvenante que soit la performance du cousin, elle risque, si on entend les mouches voler, de sortir certains convives de leur torpeur.

    C’est un peu ce qui explique le triomphe du marxisme culturel dans les années 60.

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