Victime blanche, meurtrier noir. Circulez, il n’y a rien à voir.

Si les journalistes américains et français n’étaient pas racistes, je n’aurais pas besoin de publier le présent article. S’ils ne considéraient pas que la vie d’un noir vaut d’avantage que celle d’un blanc, s’ils n’estimaient pas que la race blanche est moralement inférieure à toutes les autres, ils auraient évoqué les évènements dont je vais vous parler dans leur propres articles et leurs propres reportages. « Evoqué » ? Que dis-je ? Ils nous auraient matraqué avec ces informations pendant des jours, voire des semaines.

A gauche, George Zimmerman, à droite, Trayvon Martin

A gauche : George Zimmerman. A droite : Trayvon Martin

Souvenez-vous, il y a environ un an, les médias français avaient beaucoup parlé du procès de George Zimmerman, qui avait abattu Trayvon Martin, un noir de 17 ans, alors qu’il faisait une ronde de sécurisation dans son quartier. La question était de savoir si Zimmerman avait agi en état de légitime défense ou pas. Il avait, finalement, été acquitté de toute charge en juillet 2013. Il faut savoir que cette affaire, avant de faire parler d’elle en France, avait fait grand bruit aux Etats-Unis. Barack Obama était allé jusqu’à déclarer « si j’avais un fils, il serait comme Trayvon. » Le schéma qu’avait illustré cet épisode se répète systématiquement. Si un blanc commet un acte de violence contre un noir (ce qui arrive très rarement), cet acte est a priori considéré comme raciste et comme révélateur d’un climat raciste généralisé. Les médias américains en font des tonnes pendant des semaines et les médias français finissent par en parler à leur tour. On comprend ces derniers, il n’y a pas assez de noirs assassinés par des blancs en France, pour satisfaire leur envie insatiable de culpabiliser la race blanche. En revanche quand un blanc est abattu par un noir, ce qui arrive souvent aux Etats-Unis, les médias américains n’en parlent pas. Seule la gazette locale y consacre un entrefilet, pour dire qu’il s’agit d’un acte isolé, inexplicable, sur lequel il n’y a pas lieu de s’interroger. Par conséquent les médias français n’en parlent pas non plus.

Voici donc l’histoire que vous connaitriez déjà, si les journalistes français traitaient la race blanche à égalité avec les autres.

Nathan Trapuzzano

Nathan Trapuzzano

Nathan Trapuzzano avait 24 ans lorsqu’il a été abattu, à Indianapolis, le 1er avril dernier. Ce catholique pratiquant, exerçant la fonction de programmeur informatique à l’université Ivy Tech, faisait sa promenade quotidienne, lorsqu’il a été accosté par deux individus. Très rapidement, l’un d’eux lui a tiré une balle dans le ventre, avant de s’enfuir, sans rien dérober à la victime. Moins de deux heures plus tard, celle-ci est décédée à l’hôpital où elle avait été transportée pour recevoir des soins.

Simeon Adams. A droite : il rigole alors qu'il est conduit devant le juge.

Simeon Adams. A droite, on le voit rigoler alors qu’il est conduit devant le juge.

Environ une semaine après les faits, Simeon Adams, 16 ans, a été arrêté et accusé du meurtre de Nathan Trapuzzano. D’après les fichiers de la police, dès l’âge de 9 ans, Adams avait été pris en train de jeter des pierres sur les voitures depuis un pont au dessus d’une autoroute. Depuis lors, il a été impliqué dans de multiples crimes et délits (vol d’armes, de voitures, cambriolages, etc.), un parcours qui ne donna jamais lieu à des sanctions sérieuses et qui devait culminer le 1er avril dernier, par l’assassinat de Nathan Trapuzzano. Adams risque une centaine d’années de prison.

Nathan Trapuzzano était marié depuis le 11 mai 2013 et il était sur le point de devenir père d’une petite fille.

Nathan et sa femme Jennifer.

Nathan et sa femme Jennifer le jour de leur mariage en mai 2013.

Jennifer Trappuzano, enceinte de huit mois, entourée de ses proches, quelques jours après la mort de son mari.

Jennifer Trappuzano, enceinte de huit mois, entourée de ses proches, quelques jours après la mort de son époux.

Malgré les épreuves qu’elle a eu à surmonter, Jennifer Trapuzanno a donné naissance à Cécilia, une petite fille en parfaite santé, le 25 avril dernier. Cécilia grandira sans père.

Jennifer et Cécilia Trapuzzano.

Jennifer et Cécilia Trapuzzano.

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3 réflexions au sujet de « Victime blanche, meurtrier noir. Circulez, il n’y a rien à voir. »

  1. criticusleblog

    ‎‎Le sourire de ce sous-homme est le meilleur argument qui soit en faveur de la peine de mort. Quiconque s’oppose à sa mise à mort n’est plus tout à fait vivant, s’il l’a jamais été.

  2. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    Son sourire est un argument émotionnel en faveur de la peine de mort. Ceci dit, il la mérite amplement d’un point de vue rationnel. On va être dans un de ces cas de figure où il n’y a aucun doute sur la culpabilité de l’accusé. Il n’y aucune raison de ponctionner les revenus d’honnêtes américains pour permettre à cette ordure de jouer à la Xbox et de regarder des films pornos bien au chaud dans sa cellule pendant des décennies.
    Mais avant d’assassiner un homme, Adams avait gravement violé la loi à de nombreuses reprises. Comme l’a fait remarquer Laura Wood, dès la première incartade, il aurait dû subir des châtiment corporels en place publique.

  3. Ping : Un bon policier est un policier mort | Kolia Karamazov

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