Archives mensuelles : août 2014

A quoi donc a servi le féminisme ?

Alors que le mouvement féministe a conduit à une évolution du rôle de la femme, on pourrait penser que, dans le même temps, celui des hommes n’a pas changé. Il est vrai qu’il n’y a pas eu d’agitation « masculiniste » comme il y a eu une agitation féministe tout au long du XXe siècle. On est donc tenté de croire que les hommes sont restés bien sagement à leur place, tandis que les femmes ont fait la révolution. Mais c’est une illusion. En fait, le rôle des hommes à connu une évolution tout à fait comparable à celui des femmes tout au long du siècle dernier, seulement cette évolution a été plus discrète pour les raisons que nous allons voir.
Tout d’abord, il faut comprendre que la force sous-jacente au féminisme est l’individualisme. Le féminisme a eu pour rôle de permettre à chaque individu de sexe féminin de faire ce qu’il veut quand il veut, sans se préoccuper des conséquences sur ses enfants, son mari, sa famille, la société en général, la civilisation. Pourquoi y a-t-il eu un mouvement féministe et non un mouvement masculiniste ? C’est bien simple. Le rôle traditionnel de la femme se situait au sein du foyer. Elle était chargée d’en faire un lieu propre, bien tenu, agréable à vivre et confortable, en l’aménageant de façon astucieuse et en le décorant avec goût. Elle était également chargée de veiller sur ses enfants, de les caresser, de les nourrir, de les faire jouer, de nettoyer le linge, de préparer les repas, de rapiécer les vêtements, etc. Pour résumer, le rôle traditionnel de la femme consistait à être au service de ses enfants, de son époux et parfois d’un membre âgé de la famille. C’était un rôle résolument tourné vers les autres, à travers lequel la femme se sacrifiait pour la communauté (pour sa famille et par ce biais là pour des communautés plus larges, telles que la communauté nationale). Pendant ce temps, le rôle des hommes les amenait hors du foyer (ce qui ne veut pas forcément dire loin de celui-ci) où ils avaient pour mission de gagner de quoi faire vivre leur famille. C’était un rôle tourné vers les autres, vers la communauté, au même titre que celui de la femme. Mais, tout au long du XXe siècle (difficile de dire quand cela a commencé) ce rôle a connu une conversion individualiste discrète. Il a suffit, pour cela, que les ressources produites par le travail de l’homme ne soient plus allouées exclusivement à la satisfaction des besoins du foyer familial, mais qu’elles soient de plus en plus détournées au profit des plaisirs personnels du mari. Celui-ci a commencé à boire son salaire au bistrot, à parier sur des courses de chevaux, à jouer au casino, à s’acheter des montres, des chapeaux, des cigares, une automobile, à offrir des bijoux à sa maîtresse, etc. De son côté, le rôle traditionnel de la femme ne pouvait pas connaître une conversion individualiste comparable, car le sacrifice pour les autres constitue son essence même. Naturellement, la tentation individualiste était aussi forte chez les femmes que chez les hommes. C’est pour cela que le féminisme a eu du succès. Il a permis aux femmes de se débarrasser d’un rôle traditionnel qui était un obstacle insurmontable à l’individualisme et, tout comme les hommes, d’orienter leurs vies vers la satisfaction de leurs désirs individuels.

Pour conclure, le féminisme a permis la mise en adéquation du rôle de la femme avec l’individualisme moderne. Comme toutes les autres forces progressistes, on est bien obligé d’admettre que le féminisme a été irrésistible et l’est encore (la Révolution continue). Ce n’est pas à mettre au crédit d’une habileté stratégique des révolutionnaires, car leur action est une réponse purement mécanique aux circonstances. Les féliciter aurait à peu près autant de sens que de féliciter les sphincters d’un chien à chaque fois qu’il dépose une déjection sur le trottoir. Non, si nous sommes impuissants à résister à la Révolution, c’est que nous nous mettons systématiquement dans une position d’impuissance. Nous nous sommes joyeusement laissés aller à l’individualisme, inutile donc de se plaindre de l’une de ses conséquences : le féminisme. Les évolutions sociétales que nous n’apprécions guère sont toujours le résultat direct d’autres évolutions que nous avons accepté sans même y réfléchir. Je rappelle, par exemple, qu’il est absurde de se plaindre de l’invention d’un mariage pour les homos lorsqu’on s’adonne à la fornication stérile et que l’on verse dans l’androgynie vestimentaire et comportementale (voir cet article).
Plutôt que de lutter contre le lierre qui menace de faire s’écrouler nos murs en coupant quelques feuilles par-ci par-là, nous ferions mieux de l’arracher à la racine. Cela supposerait, entre autres choses, de renoncer à l’individualisme, à la contraception et à l’indifférenciation sexuelle. En réalité, cela n’aura pas lieu sans un profond renouveau spirituel, qui est et a toujours été notre seule chance de salut.

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Un bon policier est un policier mort

Il y a quelques jours je circulais à bord d’un bus régional. Après avoir passé une semaine à la montagne, j’effectuais mon retour à la civilisation barbarie. La radio fonctionnait à faible volume, suffisant néanmoins pour que je puisse comprendre quelques mots : « Ferguson », « nouvelles émeutes ». Cela m’a suffit pour savoir exactement ce qu’il se passait. Un noir avait été abattu par un blanc aux Etats-Unis et les médias français, à la suite de leurs homologues américains, se jetaient sur cette occasion pour bien nous rappeler à quel point l’Amérique blanche est raciste. Je savais aussi qu’on allait nous présenter le mort comme un sympathique jeune homme, sans histoire, apprécié de tous dans le quartier et plein de projets positifs pour l’avenir. Et je savais qu’en creusant un peu, nous découvririons qu’il n’avait rien du gendre idéal, mais qu’il représentait plutôt son antithèse. Il n’y a pas de mérite particulier à deviner tout cela simplement en entendant deux mots émanant de la radio grésillante d’un autobus. Il suffit de réaliser que le même scénario se répète systématiquement.

Si je vous parle de cela c’est parce que cette nouvelle affaire illustre parfaitement ce que je disais dans un article précédent.

Si vous regardez la télé, écoutez la radio, ou lisez la presse, je vous plains. Vous avez dû en manger du Ferguson et du Michael Brown, en ce mois d’août 2014. Par contre, quelque chose me dit que vous n’avez pas entendu parler de Melvin Santiago. Pas un mot, pas une ligne consacrée par les médias français à ce jeune policier de Jersey City abattu au mois de juillet par le sympathique Lawrence Campbell, alors qu’il descendait de voiture. Pas un mot non plus au sujet de la femme de Campbell qui a déclaré que son mari aurait dû tuer plus de policier, ni sur le mémorial érigé à la gloire de l’assassin (mort sous les balles des policiers) par ses voisins.

A gauche, Melvin Santiago. A droite, son meurtrier.

A gauche: Melvin Santiago. A droite: Lawrence Campbell.

Si le nom de Melvin Santiago ne vous dit rien, celui de Perry Renn vous est probablement étranger lui aussi. Perry Renn était policier à Indianapolis depuis vingt-deux ans. Le cinq juillet dernier, il a été abattu à coup de fusil d’assaut par l’aimable Major Davis Jr.

A gauche, Perry Renn. A droite, son meurtrier.

A gauche: Perry Renn. A droite: Major Davis Jr.

La famille du meurtrier a critiqué Perry Renn pour être sorti de sa voiture alors que Davis était visiblement armé. Mais de tout cela, les journalistes français se foutent. Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose dont ils se foutent. Ils se foutent de la vérité, bien sûr. Et puis ils se foutent aussi de vous. Pourtant, c’est vous qui payez. Ne l’oubliez pas.

Les attraits de la ville

Times_SquareLes villes sont des enfers bétonnés, pourtant elles doivent bien offrir à leurs habitants un certain nombre « d’avantages », sans quoi ils ne seraient pas si nombreux. Passons en revue quelques attraits de la ville.

La ville est le lieu de tous les désirs. Des désirs sont sans cesse éveillés et d’autres entretenus par la vie en ville. Ils peuvent être suscités par les affiches publicitaires omniprésentes, mais aussi directement par l’objet du désir qui s’offre aux regards dans une vitrine, ou dans les rues lorsqu’il s’agit d’une femme, d’un homme, d’une voiture, d’un vêtement porté par quelqu’un, etc. A la campagne, rien de tout cela n’existe : pas d’affiches, pas de vitrines, ou très peu. Par ailleurs, si l’on peut y croiser des autos, des hommes et des femmes, ils sont la plupart du temps sans valeur sur le plan du désir. C’est bien en ville que l’on aperçoit des voitures hors de prix, ainsi que des femmes et des hommes aux airs supérieurs. Dans le monde rural les occasions de désirer sont rares, en ville elles sont en nombre infini. C’est l’une des causes de l’attractivité des villes.
Rappelons qu’un désir d’avoir est toujours, en réalité, un désir d’être. Lorsqu’on désire un objet, c’est toujours parce qu’on est convaincu qu’il va nous permettre d’être (plus que ce que l’on est actuellement/supérieur). Beaucoup d’hommes, de nos jours, ont absolument besoin de désirer. Certes, le désir comporte toujours une part de frustration, puisqu’on ne désire que ce que l’on ne possède pas et encore plus ce que l’on ne peut pas posséder. Mais, simultanément, désirer a quelque chose de délicieux. En effet, celui qui désire espère accéder à l’objet de son désir et donc à la supériorité de l’être. En fait, l’homme désirant entrevoit comme une possibilité de salut. Si tous ses désirs venaient à s’éteindre simultanément, il perdrait tout espoir de sortir un jour de sa misérable condition présente et aurait à faire face au néant. Cette solitude, cet ennui, cette angoisse que le citadin peut ressentir lorsqu’il se trouve à l’écart d’un grand centre urbain sont des manifestations de ce néant qui l’habite et qui, habituellement, est masqué par ses désirs. Dès que le désir cesse, le néant cesse aussi d’être dissimulé. Bien entendu, le seul moyen de le combler véritablement serait de l’affronter, mais un tel affrontement est presque systématiquement évité par la fuite dans un nouveau désir.

Les villes sont non seulement le lieu où l’on peut désirer à son aise, mais aussi le lieu où l’on peut satisfaire un certain nombre de désirs en consommant. Là encore, malgré les apparences, il ne s’agit pas de s’acheter un « avoir », mais un « être ». On s’achète telle montre pour être tel type de personne. On choisit un iPhone plutôt qu’un Samsung (et inversement) afin d’être membre « d’une certaine élite ». On investit dans une liseuse pour être un lecteur. On fait l’acquisition d’une Alfa Roméo plutôt que d’une Renault pour être quelqu’un d’original…
La ville offre la possibilité de consommer, à toute heure, des biens extrêmement variés et donc d’exister, de se définir à sa guise à travers des achats. Dès que le citadin a le sentiment de n’être pas assez, ou de ne pas être ce qu’il faut, un petit achat lui permet de rectifier le tir. Evidemment, aucun déficit d’être n’est réellement solutionné par la consommation. Les objets dont on fait l’acquisition ne tiennent jamais leurs promesses, mais la plupart des gens refusent de le reconnaître une bonne fois pour toute, par peur du néant. Deux solutions, non mutuellement exclusives, s’offrent alors à eux. Il leur est possible de se focaliser sur de nouveaux objets de désirs qu’ils ne possèdent pas encore. Ils peuvent aussi exhiber les objets qu’ils possèdent déjà, afin que le regard des autres leur confère une valeur qui rende leur possession jouissive.

C’est un autre atout de la ville que d’être densément peuplée. Il y est facile d’offrir un objet que nous possédons aux regards des autres, afin de jouir d’un sentiment de supériorité à l’égard des envieux. Ainsi, lorsqu’un cadre sup consacre un mois de salaire à l’achat d’une montre, ce n’est pas pour la cacher sous un pull en permanence, mais bien pour l’exhiber dans des lieux stratégiques (la terrasse d’un bar branché par exemple). De même, quand un type s’est démené pendant des mois pour mettre le grappin sur une fausse blonde à gros seins, ce n’est pas pour l’emmener dans une forêt, dans l’intimité de laquelle leur amour pourrait s’épanouir, mais bien pour la balader sur les places les plus fréquentées de la ville (en se livrant, parfois, à des attouchements obscènes). Ces comportements visent à pallier l’absence de valeur intrinsèque des objets possédés. Ils n’apportent rien en eux-mêmes, mais constituent des instruments qui permettent d’accéder à la supériorité selon le principe suivant : on est supérieur à toute personne qui nous envie. Ainsi, une blondasse à forte poitrine n’a d’intérêt que dans la mesure où elle est désirée par d’autres (ce qui, en général, est le cas). Mais il suffirait que ces désirs émanant de tiers disparaissent pour que la baudruche se dégonfle, telle une bulle spéculative. Beaucoup d’hommes se réjouiraient qu’on leur offre une Ferrari, mais si l’on ajoute comme condition qu’ils ne pourront la conduire que dans le département de la Creuse, combien n’y voient plus aucun intérêt ? Et combien préfèreraient de loin recevoir une BMW, bien plus modeste, du moment qu’ils aient le droit de la conduire à Paris ou dans une autre ville importante ?

La ville attire les foules parce qu’elle est un lieu où l’on peut se repaître de désirs, mais aussi parce qu’elle offre la possibilité de satisfaire un certain nombre de ces désirs via la consommation, et enfin parce qu’on peut y être regardé avec envie par des milliers de paires d’yeux. Ces différentes possibilités qu’offre la ville exercent une attraction irrésistible sur bien des hommes, car ils y voient la possibilité d’être, d’échapper au néant. Pourtant, c’est précisément au néant qu’ils se condamnent en ne vivant que par et pour le désir, sur une croûte de goudron.

La vie urbaine et ses conséquences

Cet article fait partie d’une série qui a été introduite ici. Néanmoins, il peut tout à fait être lu de façon indépendante.
 
La_DefenseUne ville c’est un morceau de la Terre qui a été recouvert d’une couche hermétique de béton et de goudron. C’est un espace de plusieurs milliers d’hectares qui a été entièrement aménagé par et pour l’homme. C’est un lieu où une création purement humaine a remplacé la Création. Il y a bien quelques arbres ici ou là, dans nos villes. Il est vrai que par endroits on a jugé bon de découper un morceau de bitume de deux mètres sur deux pour planter un arbre. Parfois, il y a même plusieurs arbres les uns à côtés des autres, on appelle cela un « espace vert ». Leur existence prouve que le citadin est encore un petit peu humain, malgré tout. Mais ces arbres sont en sursis, ils ne sont là que par la volonté des hommes et seront abattus dès que ceux-ci décideront d’aménager une place de parking supplémentaire, ou un canisite. La ville c’est donc cela : un espace d’où la Création a été éliminée, intégralement. Enfin pas tout à fait, il reste tout de même un morceau de Création dans le champ de vision de l’homme urbain : le ciel. Encore faut-il que celui-ci soit visible et non masqué par un nuage de pollution permanent. Par ailleurs, lorsque les rues deviennent étroites et les immeubles s’élèvent, le citadin, comme si on le descendait au fond d’un puits, voit le ciel se réduire à une minuscule tache bleue. Même quand il est visible, on peut se demander si les habitants des villes accordent beaucoup d’attention au ciel. A part en reflet dans l’écran de leur smartphone, leur arrive-t-il de le voir ? De temps à autre, la Création se rappelle au bon souvenir des citadins, lorsqu’une bonne pluie se met à tomber, ou un orage à gronder. En général, ils n’apprécient pas cela, ce qui est compréhensible puisque la météo est l’une des rares choses, en ville, qui ne soit pas sous contrôle. Tout le reste a été aménagé pour le bon plaisir des habitants, on comprend donc qu’ils pestent contre le « mauvais » temps lorsqu’il s’autorise à humidifier leur après-midi shopping.

Tout ce dont il a été question jusque là n’a rien de neuf, les villes existent depuis des millénaires. Ce qui est nouveau en revanche, c’est que plus de 80% de la population vit en zone urbaine. C’est l’une des caractéristiques de la France moderne : vivre en ville est normal, vivre au milieu de la Création (c’est à dire à la campagne) est exceptionnel. Cette situation inédite influe sur la vision du monde des Français.
Comme Dieu se manifeste via la Création, lorsque l’homme ne vit plus au contact de cette dernière, il se coupe de Dieu et finit par l’oublier. La perte généralisée de la Foi chrétienne et l’exode rural ne sont pas sans rapport.
Une ville est l’œuvre des hommes, du trottoir jusqu’aux faîtes des toits que dépasse rarement le regard de leurs habitants. Ceux-ci vivent dans un monde entièrement façonné par l’homme, pour l’homme, selon ses besoins, ses envies, son bon vouloir. La ville est le lieu d’une apparente toute puissance humaine. Elle laisse penser qu’il suffit de vouloir quelque chose pour l’obtenir. Un parking sous-terrain de sept niveaux, une place pavée agrémentée de fontaines, un immeuble de bureau de dix, de vingt de cinquante étages, rien n’est impossible. L’espace peut être réaménagé, à l’infini, selon notre volonté. Evidemment, ce sentiment qu’a le citadin d’être lui-même le Créateur, indépendant de toute contrainte, d’être celui qui fixe les règles du jeu, n’est qu’une illusion. Rappelons qu’en effet, les lois de la physique s’appliquent en ville comme ailleurs et qu’il n’est pas question de les contourner. Par ailleurs, les matériaux dont sont faites les villes sont tous issus de la Création divine, l’homme s’est contenté de les transformer. Enfin, les techniques de construction modernes qui rendent les bâtisseurs de villes si orgueilleux n’auraient pas vu le jour si l’Europe n’avait pas été irriguée spirituellement par des siècles de christianisme. Ce dernier point, encore plus que les deux précédents, échappe complètement au citadin qui se retrouve très vite intoxiqué par la vie en ville : elle le persuade de la toute puissance du vouloir humain. La croyance en un homme équivalent du démiurge dépasse largement le cadre de l’urbanisme. Le citadin en vient à penser que, dans tous les domaines, il suffit de vouloir pour obtenir. Pourquoi un homme ne pourrait-il pas être une femme, si c’est ce qu’il veut ? Pourquoi deux homosexuels ne pourraient-ils pas avoir un enfant, si telle est leur volonté ? Pourquoi les noirs et les blancs, les chrétiens et les musulmans ne pourraient-ils pas vivre dans le même pays et bien s’entendre, puisque nous voulons qu’il en soit ainsi ? Le progressisme sociétal (la folie) prolifère en ville en raison de l’état d’esprit induit par la vie urbaine. Ce n’est pas un hasard si les délires progressistes naissent systématiquement dans les grandes villes et jamais dans le monde rural.

Un extrait du journal la Croix

 

Logo-LaCroixLa perte de la France et des états chrétiens est une chose décidée. Elle n’est plus qu’une question de temps si les peuples ne reviennent pas à l’Église et à ses préceptes et s’ils ne relèvent pas cet étendard de la Croix, qui a été leur sauvegarde pendant tant de siècles, et que leurs ennemis cherchent à faire disparaître.

Ceux-ci savent mieux que nous d’où provient notre force, et pendant que nous regardons, avec une indifférence qui tient de l’hébétement, abattre ce signe de notre salut, ils n’épargnent aucun effort pour nous priver de son secours.

Encore une réflexion. Dans ce programme juif moderne, pas une pensée élevée, pas un élan vers le ciel, vers une vie meilleure et éternelle. Le terre à terre, les jouissances matérielles, le pouvoir ici-bas ! C’est cette déchéance qu’il accepte pour lui-même. On se figure que ce sera sous ce joug, le sort de ceux qu’il y aura assujettis, le désespoir de ces âmes privées d’ailleurs des biens terrestres et n’ayant plus, dans leur rude esclavage, les espérances immortelles de leurs aïeux.

Ces fameux mots de « Liberté, Égalité, Fraternité », que deviendront-ils pour les peuples chrétiens courbés sous la plus dure des servitudes ! Il est temps de démasquer les hypocrites qui abusent de cette devise pour imposer plus facilement le programme juif et maçonnique que nous venons de mettre sous les yeux du lecteur.

Finissons cet aperçu par cette prédiction effrayante du T. R. P. Lacordaire dans sa chaire de Notre-Dame :

« Si l’Évangile et la Patrie se séparaient enfin, c’en serait fait de nous, parce que c’en serait fait de notre caractère national. La France ne serait plus qu’un lion mort et on la traînerait, la corde au cou, aux gémonies de l’histoire. »

D’après mes informations, le passage ci-dessus est un extrait d’un texte intitulé Juifs et Francs-maçons, De l’identité de leurs programmes qui a été publié dans la Croix en 1887.