Le Christ ou le Chaos

J’ai finalement trouvé une idée de titre pour mon blog. Bienvenue sur Le Christ ou le Chaos. L’avantage de ce titre c’est que si un lecteur ne retenait rien de son passage ici à part les cinq mots qui le constituent, il aurait retenu l’essentiel. Ce titre formule de façon explicite le choix fondamental que nous avons à faire, aussi bien individuellement que collectivement. Le rejet du Christ a mené, mène et mènera, qu’on le veuille ou non, au chaos. J’ai bien conscience qu’il ne suffit pas de le voir écrit pour en être convaincu. Mais bon, qui peut nier qu’à mesure que nous avons placé nos espoirs de salut dans le progrès matériel et non plus en Dieu, nous avons sombré dans le chaos généralisé (familial, politique, sexuel, économique, racial, intellectuel, écologique, spirituel, etc.) Quoi qu’il en soit, les musulmans, dont la présence et l’agitation sont un aspect du chaos, sont là pour nous forcer la main. Ils gagneront face à des Européens athées, quelle que soit l’avance technologique de ces derniers. Ils perdront, comme ils ont toujours perdu, face à des Européens chrétiens. C’est aussi simple que cela. On ne peut l’emporter sur une secte à grand succès, telle que l’islam, lorsqu’on ne croit en rien. Et puisqu’il faut croire en quelque chose, autant que ce soit quelque chose de vrai. L’heure est au retour du fils prodigue.

Seigneur prends pitié.

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6 réflexions au sujet de « Le Christ ou le Chaos »

  1. Criticus (@Criticus)

    Le problème de cette formulation (utilisée auparavant par De Gaulle, “moi ou le chaos”, pas sûr que ce soit une excellente référence…), c’est qu’elle laisse entendre que le chaos est la pire chose qui puisse nous arriver.

    Le chaos est-il forcément pire que l’ordre ? Si l’ordre est injuste, alors le chaos lui est préférable, car il détruit cet ordre injuste, et, après une période d’anarchie, un ordre nouveau émerge, purifié des injustices du précédent.

    Le chaos est destructeur mais aussi créateur, pour reprendre la formule de Schumpeter. Les exemples historiques abondent : la reconstruction par le chaos d’un ordre sur les ruines de l’Empire romain d’Occident, qui a permis à l’Europe de faire “descendre” vers l’ensemble de la population les bienfaits de l’Antiquité, puis de faire refleurir la civilisation bien au-delà de ce que les Grecs et les Romains avaient entrepris.

    D’ailleurs, cette régénération par le chaos s’est faite par vagues : d’abord la reconstruction de l’Europe par les mérovingiens, puis le relais pris par les carolingiens, ensuite les invasions normandes qui ont fortifié l’Europe alors menacée justement par les invasions du Sud et de l’Est.

    N’est-on pas, aujourd’hui, dans une situation similaire ? Et le chaos n’est-il pas un mal nécessaire pour reconstruire un ordre juste ? Il me semble que la question est toute rhétorique.

    Vous l’avez rappelé, l’Occident est surendetté, infertile, assailli à mesure qu’il se confond avec le monde (il importe sur ses terres les peuples qu’il a envahis, cf. la Syrie et l’Irak), atomisé, politiquement bloqué, en sur-régime écologique, spirituellement exsangue, intellectuellement pétrifié, etc.

    Nous savons intimement que la situation n’est pas réformable. Le chaos est la seule façon de sortir de cet ordre injuste, et ceux qui nous avertissent de ses victimes à venir doivent équilibrer ce bilan par les victimes déjà existantes de l’ordre actuel. Je postule que le bilan du chaos sera bien plus clément.

    Pour paraphraser le Joker (ça faisait longtemps), le chaos est… juste :

  2. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    Oui, mais le Christ ce n’est pas l’ordre. Vis à vis de l’ordre actuel, le Christ est « révolutionnaire ».
    Le chaos est un passage obligé, certes, mais il faudra bien en sortir et je pense nous ne pourrons en sortir que par le Christ.

    En outre, il se peut que pour le chaos advienne il faille que nous ayons le courage de nous y confronter. Sinon, c’est la mort lente et sans sursaut qui nous guète. Je ne vois pas d’où ce courage pourrait nous venir à part de la Foi.

  3. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    « Le chaos est la seule façon de sortir de cet ordre injuste, et ceux qui nous avertissent de ses victimes à venir doivent équilibrer ce bilan par les victimes déjà existantes de l’ordre actuel. »

    Je suis d’accord avec ça. Reste à savoir quel est le moment le plus propice pour que le chaos débute. Maintenant, dans cinq ans, dans dix ans ?
    Autre question : pouvons-nous contrôler, dans une certaine mesure, le moment ou le chaos va s’abattre sur nous ?
    Théoriquement oui. Comme l’avait souligné Franck Boizard à l’époque, il suffirait que les Français de la Manif pour Tous se mettent en grève générale pour mettre l’économie du pays par terre.

  4. Criticus (@Criticus)

    « Reste à savoir quel est le moment le plus propice pour que le chaos débute. Maintenant, dans cinq ans, dans dix ans ? »

    Nous n’avons clairement pas la maîtrise du calendrier pour l’instant. La priorité est donc de redevenir maîtres de notre destin pour sortir grandis du chaos, mais le paradoxe est que nous avons besoin de ce chaos pour en redevenir maîtres. Dans l’intervalle, il va y avoir de la casse.

    Du coup, la question « Quand le chaos doit-il advenir ? » ne nous concerne pas vraiment, mais il est certain que s’il avait lieu aujourd’hui, nous ne serions pas prêts, et s’il a lieu dans trop longtemps, nous ne pourrons plus l’être. Dix ans me semble un « juste milieu » en la matière, et surtout un scénario probable. Je ne crois pas que cela arrivera dans la présente décennie.

    Pour filer la métaphore Batman (cette fois Batman Begins et The Dark Knight Rises), la Ligue des Ombres a pour spécialité de contrôler le moment du chaos. Quoi que l’on pense des méthodes de Henri Ducard/Ra’s al-Ghul et Bane, c’est une réelle inspiration.

    « il suffirait que les Français de la Manif pour Tous se mettent en grève générale pour mettre l’économie du pays par terre

    À nuancer : les Français les plus productifs en termes purement économiques ne sont pas les plus politisés. Quand on est politisé, c’est qu’on a le temps de lire, de débattre, voire d’écrire. Le régime sait qu’il peut compter sur la docilité de la « France qui se lève tôt ». Pour l’essentiel, elle n’entend rien à la politique. Les hommes qui ont toujours fait, et feront toujours l’histoire, sont ceux qui ont le temps et l’énergie de s’instruire, s’informer, se réunir, échanger, et agir.

    Du coup, ça doit être mon côté romain, mais le culte du travail (version Vichy comme version SFIO) ce n’est pas vraiment mon truc. La religion, l’art, la politique, nécessitent l’otium.

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