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Le « débat d’idée » est une escroquerie

11semainesOfficiellement, toutes les opinions sont dignes de considération, car elles sont supposées être le fruit d’une recherche sincère de la vérité. Les idées divergentes sont censées être confrontées dans le cadre d’une discussion honnête et raisonnable. De cet échange doit en principe sortir un compromis satisfaisant pour la majorité, qui est présumée capable d’orienter la société vers le bien. Voilà ce que nous dit la propagande, notamment scolaire, à propos du fonctionnement d’une « grande démocratie comme la nôtre ».
Mais cette histoire de dialogue qui ferait se rencontrer des opinions diverses, toutes également respectables, est une farce. Pour s’en convaincre il suffit de s’intéresser à la façon dont est traitée la question de l’avortement.

Premier constat : Il est interdit de montrer la réalité de l’avortement. Lorsqu’un site d’information sur l’IVG met en avant des images de fœtus avortés, il est accusé d’exercer une « pression psychologique intolérable » sur des femmes en détresse. C’est un peu comme si l’on interdisait les photos de tumeurs de la gorge, au motif qu’elles mettraient les fumeurs, déjà fragilisés par l’addiction au tabac, mal à l’aise. Vous noterez que ces images, qui montrent la réalité du tabagisme excessif, sont pour le coup obligatoires sur les paquets de cigarettes.

Deuxième constat : Les partisans de l’IVG refusent de regarder en face ce qu’est un avortement. Dès que l’on braque le projecteur sur l’enfant qui se développe dans le ventre de sa mère, ils se mettent à répéter en boucle : « Droit fondamental, liberté de la femme, droit fondamental, liberté de la femme, droit fondamental, liberté de la femme,…»

Troisième constat : Les défenseurs du droit à l’avortement choisissent soigneusement leur vocabulaire dans le but d’escamoter les aspects de la réalité qui les dérangent. L’appellation « interruption volontaire de grossesse » qu’ils ont forgé, l’illustre à merveille. On aurait très bien pu retenir EPF (élimination préméditée du fœtus) au lieu d’IVG, mais c’eût été incompatible avec le déni de réel carabiné dont font preuve les partisans du « progrès ».
Sur doctissimo.fr, les premiers mots du dossier sur l’IVG sont : « Je suis enceinte, mais je ne veux pas le rester… ». Etrangement, ils n’ont pas retenu : J’attends un enfant, mais je veux m’en débarrasser…

Quatrième constat : Les pro-choix en appellent à des mesures concrètes pour entraver l’expression des personnes opposées à l’avortement. Ils ont notamment dans le collimateur les sites d’information sur l’IVG, dont la ligne est pro-vie, et qui apparaissent devant ceux qui promeuvent la culture de mort dans les moteurs de recherche.

Une conclusion s’impose, les défenseurs de l’IVG refusent de discuter avec ceux qui combattent le droit à l’avortement. Ils ne veulent pas les entendre s’exprimer et ils ne veulent pas qu’ils soient autorisés à s’exprimer. En fait ils ne veulent même pas que les images ou les mots parlent à la place de leurs adversaires. Malgré les promesses faites au sujet d’une « grande démocratie comme la nôtre », il n’y a pas de dialogue, puisque l’un des partis a pour seul but de l’éviter. Il est clair que le refus du débat compromet à lui seul le « débat d’idée ». Mais ce qui achève de l’enterrer c’est qu’il n’est pas question d’idées dans le camp pro-choix, mais de justifications.

D’un côté on nous dit que le fœtus est un amas de cellule, sans plus de valeur que le contenu d’une barquette de viande hachée, de l’autre qu’il est un être humain à part entière. L’une de ces visions est correcte, l’autre est erronée. Procédons par hypothèses.
Imaginons un instant, qu’un fœtus soit bel et bien un amas de cellule indigne du moindre égard. A priori cela ne serait pas un drame insurmontable pour ceux qui condamnent l’avortement. Cela signifierait qu’ils se trompent, c’est certain, mais leur seul crime serait de se battre pour une cause qui n’en vaut pas vraiment la peine.
Supposons à présent qu’un fœtus soit bel et bien le réceptacle d’une vie humaine. Prenons le temps de comprendre ce que cela signifierait pour les partisans de l’avortement… Si l’hypothèse pro-vie est la bonne, ils sont coupables ou au moins responsables de la destruction de vies humaines.
Il faut examiner le bras de fer entre les amis et les ennemis de l’IVG à la lumière de cette réalité. La conclusion pro-choix n’est pas bien méchante pour l’autre camp. En revanche, la conclusion pro-vie tombe comme une accusation terrible, à l’encontre de tout ceux qui sont mouillés dans l’industrie de l’avortement (les mères, certains pères, les militants en tout genres, le personnel médical, les politiques, les faiseurs d’opinions, etc.)
Cette analyse conduit à se poser une question. L’IVG est-elle défendue par des gens, à qui une recherche sincère et approfondie de la vérité, a permis de réaliser qu’un fœtus ne mérite pas plus d’égards qu’un cloporte ? Ou est-elle défendue par des gens pour qui c’est le seul moyen d’échapper à la culpabilité d’être mêlé, de près ou de loin, à un infanticide ?
La défense hystérique de l’avortement comme un « droit », une « liberté », un « progrès » n’est-elle pas qu’une misérable tentative pour étouffer une vérité qui dérange ?

« Un fœtus ce n’est pas rien.
–      Droit des femmes…
–      C’est une vie humaine.
–      Liberté fondamentale ! Droit à disposer de son corps !
–      Un avortement c’est la destruction d’une vie humaine.
–      DROIT FONDAMENTAL ! DROIT FONDAMENTAL ! DROIT FONDAMENTAL ! »

Si les deux camps ont quelque chose en commun c’est l’acharnement avec lequel ils défendent leur position. Mais leurs motivations sont fondamentalement différentes. On s’oppose résolument à l’avortement, parce que l’on ne supporte pas que des vies, alors qu’elles se trouvent dans un état de fragilité et d’innocence absolu, soient détruites sans scrupules. On prône l’avortement avec virulence, parce que l’on ne peut plus faire autrement, sans reconnaître que l’on a contribué à détruire une vie.

Il y a en France et dans tous les pays occidentaux un lobby de l’avortement fondé sur des intérêts, non pas financiers, mais moraux et psychologiques. Il réunit des gens qui ne peuvent plus supporter la vérité, car elle les accuse d’un crime extrêmement grave. Ils répètent inlassablement le catéchisme du droit des femmes, dans l’espoir de conjurer la sentence du réel. Leur nombre les rassure, mais il suffit qu’une personne les contredise pour qu’un profond malaise les gagne. C’est que l’homme seul qui dit la vérité, n’est pas seul justement, la vérité est à ses côtés. Le refus de la confrontation dont font preuve les promoteurs de la culture de mort n’a rien de surprenant, il est le garant de leur confort intellectuel et psychique. Ils accepteraient la discussion s’ils étaient dans une démarche sincère de recherche de la vérité, mais ce n’est pas le cas. Leur attitude est dictée par la peur, la peur qu’on leur tende un miroir et qu’ils y voient un infanticide.

Il est absolument nécessaire d’être lucide sur la vraie nature de la position pro-IVG. Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’une opinion, mais d’une justification. Croire que l’on peut convaincre une personne pro-choix, qui a été impliquée d’une façon ou d’une autre dans un avortement, du bien fondé de la position pro-vie, est parfaitement illusoire. Cela revient à penser que l’on pourrait, en égrainant des arguments, l’amener à conclure : « Ah bah oui. En fait j’ai détruit un être humain. » Mais de l’avortement, on ne revient pas comme cela. La logique ou la raison n’ont pas prise sur une personne en état de péché mortel. Une fois empêtré dans les filets du diable, elle est soumise à sa volonté et devient peu à peu son valet. Et ce n’est certainement pas cette plaisanterie que l’on appelle « débat d’idée », dans lequel il n’y a ni débat, ni idée, qui peut y changer quoi que ce soit. La rédemption ne peut venir que du Christ.

Complément vidéo :

L’intervention courageuse de Jean-Marie Le Méné sur Canal+ (à partir de 3’20 et jusqu’à 11’00) est une bonne illustration de mon article. Mention spéciale pour l’interview de Sophie Gaudu (9’25 »), responsable d’une unité d’IVG et de pla­ni­fi­ca­tion fami­liale, qui est présentée comme un spécialiste impartial, alors qu’elle est directement liée à l’assassinat de milliers d’enfants…
Enfin, vous noterez l’agressivité de Jean-Michel Apathie. Je crois que ce qui l’a beaucoup énervé ce soir là, c’est de réaliser que l’on peut être chauve… et beau.

Une bonne raison d’avoir la nausée

Pour bien prendre la mesure de l’abjection à laquelle conduit le progressisme, il faut se rendre sur doctissimo.fr.
Il s’agit du temple francophone de la santé et du bien-être sur internet. C’est probablement l’un des sites les plus visités par les français (et surtout les françaises). Autant dire que son contenu nous donne une bonne idée de ce qu’est la France d’aujourd’hui.

(Avant d’aller plus loin, veuillez préparer vos sacs en papier ou vos bassines.)

Sur doctissimo.fr, chacun peut trouver son bonheur. Certaines pages sont destinées aux femmes qui attendent un enfant avec l’intention de le mettre au monde, d’autres à celles qui souhaitent interrompre leur grossesse. En principe la lectrice appartient à l’une ou l’autre de ces catégories et ne lit que les articles qui la concernent. Pour ma part, j’ai décidé de confronter les deux et je préfère vous avertir qu’il en résulte un mélange difficile à avaler.

D’un côté, la rubrique « IVG » présente l’avortement comme s’il s’agissait de se faire retirer une verrue plantaire ou un ongle incarné. J’ai recherché les mots « fœtus » et « enfant » dans la plupart des pages. « Enfant » apparaît de temps en temps, mais il n’est jamais question de celui qui va être éliminé. « Fœtus » n’apparaît pas, même dans la description de l’avortement chirurgical où il est question de l’aspiration du « contenu utérin ».
De l’autre côté, le dossier sur la grossesse permet de s’informer sur l’évolution du fœtus semaine par semaine. Je rappelle que depuis 2001, il est possible d’avorter en toute décontraction jusqu’à la fin de la douzième semaine. Voyons ce qu’on nous dit de celle qui précède :

« Pendant la 11e semaine de grossesse, le visage revêt une apparence véritablement humaine. Les yeux se rapprochent, les oreilles sont à leur place définitive, et tous les éléments de la face sont présents : yeux, nez, menton, bouche, lèvres… La tête représente encore près d’un tiers du corps. Votre bébé mesure maintenant plus de 8 cm et pèse près de 30 g.

Le squelette jusqu’alors constitué de cartilage voit l’apparition des premières cellules osseuses. Les os des bras et des jambes se solidifient et s’allongent, tout comme le bassin et les côtes. Les articulations sont plus nettes. La colonne vertébrale se développe. Les muscles et les nerfs permettent des mouvements primitifs. Les premiers poils apparaissent au niveau des sourcils et de la lèvre supérieure.

Les échanges entre la mère et le bébé via le cordon ombilical sont très intenses. La plupart des organes vitaux sont formés et fonctionnent. Son cerveau continue son développement à vitesse grand V. A ce stade très précoce, il est déjà capable de présenter des réflexes étonnants : il peut bailler, téter et avaler. »