Le déclin de l’occident illustré – Introduction

Dans les commentaires qu’il a laissé sous un autre article, Léo met en question le déclin civilisationnel que connaît l’occident depuis des siècles. Il est loin d’être le seul à être naïf au sujet de notre décadence, c’est pourquoi, je souhaite faire une mise au point sur le sujet.

Léo a écrit :
« Autre point, vous dites : “Ce processus est naturel. Les sociétés avancées sont érigées, des siècles durant, par des bâtisseurs. Lorsqu’elles atteignent un certain stade de perfectionnement, certains de ses membres commencent à les détruire, à les réduire en miettes, en appelant cela la révolution, le progrès.”
 Vous semblez dire que nous avons déjà atteint cette perfection et à présent allons à reculons. Quand aurions nous atteint cette perfection et pourquoi ? »

Je n’ai pas parlé de « perfection » mais d’un certain degré de perfectionnement, ce qui n’est pas du tout la même chose. Nous ne sommes pas passés par la perfection, mais par un apogée, même s’il serait difficile de le situer précisément dans le temps. Et il est clair que nous sommes retombés très en contrebas du point culminant de notre périple civilisationnel.
Si l’on adopte un point de vue macroscopique, la vie d’une civilisation s’apparente au passage d’un col en montagne. Il y a une phase d’ascension suivie d’une phase de descente (et même de chute). Mais si l’on regarde plus en détail on se rend compte que les forces qui bâtissent et celles qui détruisent coexistent à chaque instant. Ce qui change au fil du temps c’est le rapport de force entre elles. Au XIIe siècle il était très favorable aux bâtisseurs, tandis qu’aujourd’hui c’est l’inverse, la domination des forces destructrices est écrasante. De cela, manifestement, Léo n’a pas conscience. Ce n’est guère surprenant, il est loin d’être un cas isolé. Beaucoup de gens peinent à ouvrir les yeux sur le déclin que nous connaissons, parce qu’ils sont éblouis par l’amélioration simultanée des conditions matérielles. Sous prétexte que leurs voitures sont de plus en plus confortables, ils ne réalisent pas que nous sombrons dans la barbarie.
C’est une erreur courante que de se laisser abuser par les conditions matérielles d’une époque donnée lorsqu’on la juge. Par exemple, certains penseront que la présence de triple vitrage à leurs fenêtres prouve que nous sommes actuellement sur la bonne voie. Et à l’inverse, ils imagineront que la rudesse des conditions de vie au Xe siècle indique que la civilisation était alors dans une impasse. Pour réaliser qu’il s’agit là d’une erreur il faut comprendre que la véritable richesse ce n’est ni le double vitrage, ni les aspirateurs sans sac, ni les préservatifs skin smooth. « Il n’est de richesses que d’hommes », a écrit Jean Bodin. Je ne sais pas si c’est exactement dans ce sens qu’il l’entendait, mais en effet, la seule vraie richesse réside dans les hommes et plus précisément dans la qualité de leur âme. Or si le moyen âge fut une longue ascèse purificatrice pour les âmes, les siècles récents les ont vues se corrompre progressivement. Nous pouvons aujourd’hui constater les résultats de ce processus : lorsque les âmes ne sont pas littéralement mortes, elles se trouvent dans un état de délabrement très avancé. Pour s’en rendre compte, encore faut-il avoir une âme soi-même. Si cette condition est remplie, il suffit alors d’ouvrir les yeux. La façon dont nos contemporains s’habillent, les voitures sur lesquelles ils fantasment, le type d’architecture qu’ils apprécient et d’une manière générale, l’ensemble de leurs activités et de leurs goûts nous renseignent sur l’état de leurs âmes.

Je vais publier une série de diaporamas mettant en évidence l’évolution des goûts au cours des derniers siècles (ou décennies, selon le thème abordé). Ce sera l’occasion de réaliser que tout est lié : le style architectural en vogue, l’apparence vestimentaire à la mode, les préférences musicales, etc. Cette interdépendance de l’ensemble des penchants et aspirations provient du fait qu’ils ont une racine commune : l’âme humaine. Une âme laide, se complait dans la laideur déclinée sous toutes ses formes. A l’inverse, une âme à peu près pure cherche à trouver refuge dans les derniers fragments de beautés qui subsistent. Les diaporamas que je vous propose seront donc l’occasion de sonder l’âme des occidentaux d’hier et d’aujourd’hui.

Vous pouvez découvrir sans plus attendre mon premier diaporama dont le thème est : la tenue des femmes.

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11 réflexions au sujet de « Le déclin de l’occident illustré – Introduction »

  1. Ping : Le déclin de l’occident illustré – Les femmes | Kolia Karamazov

  2. jmespe

    re-bonjour,
    ou d’accord avec vous !
    (l’équilibre des force contructrices/destructrices; et la victoire aujourd’hui des destructeurs)
    sur l’apogée dont vous précisez qu’il est difficile à situer,
    On peut être plus précis en fonction du critère de jugement
    -spiritualité : vous nous dites l’après moyen âge
    -les arts : <1914
    -le confort matériel : les 30 glorieuses
    Mais on peut répondre à Léo (que nous remercions tant il nous stimule !)
    que quels que soient ses critères , il n'y a aucun moyen de voir du progrès aujourd'hui:
    -votre téléviseur vous coûte une société de chomâge
    -votre liberté se réduit par la concurrence économique drastique
    -votre laxisme couve une superbe guerre civile

    cordialement

  3. Ping : Le déclin de l’occident illustré – L’automobile | Kolia Karamazov

  4. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    « On peut être plus précis en fonction du critère de jugement
    
-spiritualité : vous nous dites l’après moyen âge

    -les arts : <1914
    
-le confort matériel : les 30 glorieuses »

    Il faut aussi distinguer les phases durant lesquelles les âmes valeureuses sont forgées, de celles au cours desquelles ces mêmes âmes donnent des fruits visibles, notamment via les arts, ou la science. Dans Le Nouveau Moyen Âge, Berdiaev estime que c’est la longue ascèse moyenâgeuse qui a permis aux hommes de constituer les grandes forces créatrices qui se sont exprimées lors de la Renaissance.
    En somme, il faut distinguer le temps où l’on coupe le bois de celui où l’on profite du feu de cheminée.

  5. jmespe

    bonsoir
    oui, nous sommes d’accord
    on sème PUIS on récolte, pas l’un sans l’autre
    reste que pour les gens d’aujourd’hui le seul moyen de leur parler de décadence,
    c’est de leur montrer que l’apogée est passé.
    et cet apogée pour eux ne peut être mis en valeur d’une seule manière:
    la récolte ou le feu de cheminé.

    Un peu hors sujet, pourrais-je vous demander de commenter mon « tableau des 3 religions  » sur mon blog ?
    Je serais curieux d’avoir votre avis.
    cordialement

  6. leo

    Bonjour,

    Je suis d’accord avec votre description de l’apogée puis de la chute de la civilisation. Sauf que je considere le moyen-age comme une des époques les plus sombre de notre civilisation. 95% de la population était analphabete, n’avait pas acces au savoir, l’esperance de vie etait extremement basse, les guerres etaient récurrentes, tout commes les famines et les epidemies.
    « Il n’est de richesses que d’hommes », je suis tout a fait d’accord, les hommes n’ont jamais étaient aussi intelligents qu’aujourd’hui, nous avons tous acces a la culture (musique, peinture, poesie..), internet et les smartphones vous donne acces, dans votre poche a toute la connaissance de l’homme ! Comment ne pas appeler ca un progres positif ?!
    La medecine a progressée, la mortalité infantile est extremement basse, la peste, le cholera n’ont plus tuée personne en france depuis bien longtemps.

    Depuis le trentes glorieuses nous avons les congés payés, les ouvriers ne sont plus des esclaves, et ont le droit a des vacances !
    Je ne dis pas que nous avons atteind notre apogée aujourd’hui, loin de la. Je suis tout a fait conscient qu’il y a encore un long chemin a parcourir.
    Je suis surpris de vos articles pour prouver le declin de la civilisation, vous utiliser les codes vestimentaires, l’architecture, l’automobile.. Il ne s’agit la que de critere esthetique, et chacun a les siens. Je ne suis d’ailleurs pas un grand fan de l’architecture actuelle, mais suis ébloui a chaque fois que je rentre dans une cathédrale, ébloui par tout le travail réalisé par ses hommes qui 700 ans apres est toujours la. Mais ca ne veut pas dire que c’etait une bonne epoque.
    De nouveau, « Il n’est de richesses que d’Hommes », phrase tres juste. Il y a aujourd’hui bien plus d’hommes libres en France qu’a n’importequ’elle époque, les femmes ont les meme droits que les hommes, nous avons la connaissance, et, chanceux que nous sommes, nous connaissons notre histoire, alors utilisons la a bonne escient.

    @jmespe, je voudrai preciser quelques points
    « -votre téléviseur vous coûte une société de chomâge »
    Rien ne vous oblige a acheter une TV, je n’en ai pas
    « -votre liberté se réduit par la concurrence économique drastique »
    Absolument pas, j’ai toujours voyagé ou je voulais pour tres peu d’argent, les bourses de l’etat m’ont permit d’etudier ce que je voulais, la liberté n’est pas un vain mot en France
    « -votre laxisme couve une superbe guerre civile »
    Comment osez vous accoler ces mots « superbe guerre civile » ! la meilleure facon pour vous d’atteindre l’apogée est elle donc la guerre, civile en plus ! La pire de tous ! Des concitoyens qui se tuent entre eux ! Et appeler ca « super »!!

    La democratie c’est savoir faire un compromis, ce n’est pas facile c’est sur, surtout quand on est 60 millions. Mais la France a deja une assez grande histoire pour svoir que les guerres ne resolvent absolument rien, elles semblent une issue facile et definitive, mais la vraie democratie c’est s’assoir a une table et trouver un terrain d’entente !

  7. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    « 95% de la population était analphabete, n’avait pas acces au savoir, l’esperance de vie etait extremement basse, les guerres etaient récurrentes, tout comme les famines et les epidemies. »

    Aujourd’hui les gens savent lire mais ne lisent rien, ils ont accès au savoir mais passent leurs soirées à regarder des sitcoms, ils vivent longtemps mais passent leur vie à jouer aux jeux vidéo, ils ne connaissent pas la guerre mais en prépare de terribles pour leurs (rares) descendants.

    « les hommes n’ont jamais été aussi intelligents qu’aujourd’hui, »

    Aïe !

    « nous avons tous acces a la culture (musique, peinture, poesie..), internet et les smartphones vous donne acces, dans votre poche a toute la connaissance de l’homme ! Comment ne pas appeler ca un progres positif ?! »

    Les Smartphones donnent aussi accès à toute la pornographie, toute la bêtise, toute la violence de l’homme et ils servent bien plus à cela qu’à accéder à la connaissance.

    « La medecine a progressée, la mortalité infantile est extremement basse, la peste, le cholera n’ont plus tuée personne en france depuis bien longtemps. »

    Les corps sont en bonne santé (et encore), mais les âmes agonisent quand elles ne sont pas déjà tout à fait mortes.

    « Depuis le trentes glorieuses nous avons les congés payés, les ouvriers ne sont plus des esclaves, et ont le droit a des vacances ! »

    Cette obsession des congés est la conséquence d’une vie professionnelle infernale. Et ce n’est pas une semaine annuelle sous les cocotiers, qui compense quarante sept semaines passées sous un néon à côté d’une plante en plastique.

    Quant aux ouvriers, il n’y en a plus beaucoup en France… En ce moment ils ont plutôt droit à un chômage payé qu’à des congés payés.

    « Je ne dis pas que nous avons atteind notre apogée aujourd’hui, loin de la. Je suis tout a fait conscient qu’il y a encore un long chemin a parcourir. »

    Mon pauvre ami, vous êtes complètement à l’ouest.

    « Je suis surpris de vos articles pour prouver le declin de la civilisation, vous utiliser les codes vestimentaires, l’architecture, l’automobile.. Il ne s’agit la que de critere esthetique, et chacun a les siens. »

    Non, ce n’est pas une affaire de goût, mais de pureté de l’âme. Plus une âme est corrompue, plus elle se complait dans la laideur, plus elle est pure plus elle se tourne vers la beauté.

    « Je ne suis d’ailleurs pas un grand fan de l’architecture actuelle, mais suis ébloui a chaque fois que je rentre dans une cathédrale, ébloui par tout le travail réalisé par ces hommes qui 700 ans apres est toujours la. »

    C’est une bonne nouvelle.

    « Mais ca ne veut pas dire que c’etait une bonne epoque. »

    C’était une époque on ne peut meilleure.

    « Il y a aujourd’hui bien plus d’hommes libres en France qu’a n’importe quelle époque, les femmes ont les meme droits que les hommes, nous avons la connaissance, et, chanceux que nous sommes, nous connaissons notre histoire, alors utilisons la a bonne escient. »

    Il y a aujourd’hui bien plus d’hommes esclaves de leur péché, de leur orgueil et de leurs désirs absurdes qu’à n’importe quelle autre époque. Or la seule vraie liberté, c’est celle de l’âme.
    Par ailleurs, nous sommes au niveau zéro de la connaissance, comme le prouve votre croyance en l’égalité entre les hommes et les femmes.

  8. leo

    « Aujourd’hui les gens savent lire mais ne lisent rien, ils ont accès au savoir mais passent leurs soirées à regarder des sitcoms »
    On ne peut pas avoir un avis autant tranché, le monde n’est pas noir ou blanc, on peut regarder des sitcoms et lire plein d’article intéressants et enrichissants, ce que font la plupart des gens.

    « les hommes n’ont jamais été aussi intelligents qu’aujourd’hui, »
    Je vous parle d’une tendance generale (cf effet Flynn http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Flynn), les hommes sont rellement de plus en plus intelligents, l’homme devellope de plus en plus de savoir, nous comprenons de mieux en mieux notre monde (physique quantique, astrophysique, biologie, medecine…). Nous n’avons plus peur que le soleil disparaisse a tout jamais lors d’une eclipse, nous savons que ce n’est que la lune..

    « Les corps sont en bonne santé (et encore), mais les âmes agonisent quand elles ne sont pas déjà tout à fait mortes. »
    De quoi parlez vous ?

    « Cette obsession des congés est la conséquence d’une vie professionnelle infernale. Et ce n’est pas une semaine annuelle sous les cocotiers, qui compense quarante sept semaines passées sous un néon à côté d’une plante en plastique. »
    Ce n’est d’abord pas une obsession mais un simple exemple et je suis désolé pour vous si c’est ainsi que vous voyez le monde du travail. Vous dites que ca ne compense pas tout le temps travaillé, alors quoi ? Autant supprimé toutes les vacances ? ca ne vaut pas le coup ? Et pourquoi ne pas amelioré les conditions de travail ? Je suis d’accord pour beaucoup de personne le travail est dur, mais cela est imposé par un systeme capitalisme qui (1) impose la croissance et (2) enrichit les riches et appauvri les pauvres.

    « Quant aux ouvriers, il n’y en a plus beaucoup en France… En ce moment ils ont plutôt droit à un chômage payé qu’à des congés payés. »
    Le monde ouvrier represente encore aujourd’hui 30% de la population active. Ils sont en effet plus au chomage qu’en vacances, mais a cause de quoi ? Du marriage gay ? du PACS, du droit de vote des femmes ? Ou des elites qui s’engraissent royalement en exploitant les ouvriers ? Quand un patron d’entreprise gagne 500 millions par mois (rélle moyenne du salaire des patrons du CAC40) et les ouvriers 1 400euros, pour moi c’est une bonne raison pour la revolution.

    « Non, ce n’est pas une affaire de goût, mais de pureté de l’âme. Plus une âme est corrompue, plus elle se complait dans la laideur, plus elle est pure plus elle se tourne vers la beauté. »
    Je me repete, mais la notion de beau et de laideur sont tout a fait subjective (tout comme la notion de pureté et de corruption). Mais par exemple, vous trouvez que les robes de 1890 avec un corset tellement serré qui empechait les femmes de respirer sont meilleures pour les femmes que les vetements actuels ?

    « seule vraie liberté, c’est celle de l’âme. »
    Je suis d’accord, la liberté de l’ame. La liberté de pensée, de penser ce que l’on veut, d’avoir les opinions que l’on veut. C’est pour ca qu’en France vous etes libre d’avoir votre point de vue ou le mien, mais imposer l’un de nos points de vue a l’autre tue cette liberté de l’ame.

    « Par ailleurs, nous sommes au niveau zéro de la connaissance, comme le prouve votre croyance en l’égalité entre les hommes et les femmes. »
    Ce n’est pas une croyance, c’est un choix, un choix anti-naturel de plus. Le choix de la democratie, qui s’oppose a tout ce qui existe dans la nature : la loi de la jungle, la loi du plus fort. Il y a 300 ans en France, nous avons décidé de vivre en démocratie, nous avons décider que donner une chance a chacun était meilleur qu’imposer une hierarchie.
    C’est exactement ca qui met l’homme en dehors de la nature, nous avons décidé de ne plus obéir a la loi du plus fort, mais que simplement etre en vie, vous donner autant de droit que votre voisin, peut importe ses croyances, son sexe, son orientation sexuelle, son age.
    Je comprends a present qui vous soyez chamboulé par les événements récent, mais c’est ca le progres pour nous : L’égalité.
    Oh oui, c’est contre nature, mais c’est ca qui fait de nous des Hommes civilisé.

  9. jmespe

    bonsoir kolia et léo
    je n’avais pas vu que la conversation continuait !!

    léo, vous dites :
    « notre apogée aujourd’hui, loin de la. Je suis tout a fait conscient qu’il y a encore un long chemin a parcourir. »
    glups , garpsss ! je m’étrangle !
    vous êtes conscient ! eh bien non, justement, puisque vous nous voyez sur une infinie pente croissante alors que nous avons largement entamé la chute !

    « Il ne s’agit la que de critère esthétique, et chacun a les siens »
    argument très classique d’un progressiste qui nous dira qu’un rap vaut un mozart après tout, et qu’un tag vaut un titien ou un renoir…
    Pourtant, les rappeurs coïncident avec la fin de l’industrie du disque
    et les quartiers taggés refoulent les touristes au lieu de les attirer
    Et les villes bétonnées voient leur côte chuter après que la peinture neuve ait révélé sa vrai nature : des blocs de bétons

    quand à la connaissance , je suis de ceux qui trouve que le livre inventé par Guntenberg a propagé le savoir, alors qu’internet le noie et le dilue à l’infini.

    de plus, vous répondez à mes 3 questions, mais vous jouez vite les anguilles !
    « “-votre téléviseur vous coûte une société de chômage”
    vous me dites ne pas en avoir, mais vous pouvez bien sûr parler des iphones et ordinateurs.
    Ne me dites pas que le progressiste que vous êtes n’en a pas
    “-votre liberté se réduit par la concurrence économique drastique”
    Je parlais de la liberté de choisir son travail et de l’ultra-concurrence
    qui devient un vrai jeu de chaise musicales … aux chaises de plus en plus rares
    Pour l’instant (avec les bourses) vous vous en êtes tiré,
    mais la réalité est bien là : de plus en plus de gens restent sur le carreau.
    “-votre laxisme couve une superbe guerre civile”
    alors là, c’est le ponpon !
    dans cette phrase la seule chose qui vous choque c’est l’adjectif (certes contradictoire)
    pas un instant vous ne voyez la guerre qui arrive
    communautarisme+pauvreté = guerre !!!
    vous êtes trop occupé à danser le charleston dans les années 30 sans doute …

    quand à la démocratie, elle ne nous protègera EN RIEN de la guerre
    elle en a déjà fait ou connu parmi les plus meurtrières
    croire que tout le monde peut s’entendre rien qu’en faisant un « compromis »
    est une erreur qui mène facilement à la guerre justement !
    et pour terminer :
    « Le choix de la démocratie, qui s’oppose a tout ce qui existe dans la nature : la loi de la jungle »
    je vous ai déjà dit que tout ce qui n’est pas naturel fini pour mourir
    c’est pourquoi la démocratie (qui n’a même 200 ans et non pas 300 )va mourir
    si vous regardiez un peu notre monde en oubliant votre hébétude
    vous auriez déjà entendu l’expression « post-democratie »
    un doux euphémisme .
    et enfin , dire « c’est contre nature, mais c’est ça qui fait de nous des Hommes civilisé. »
    vous avez tout simplement renversé le terme « civilisé »
    ici il faut dire « barbare »

    cordialement

  10. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    Léo,

    Réponses rapides à vos différents points :

    Concernant votre effet Flynn, j’ai regardé rapidement l’article sur Wikipedia. Je ne doute pas que les scores de QI aient en moyenne augmenté jusque dans les années 70. Mais je n’ai aucun doute non plus sur le fait qu’ils ont bien baissé depuis. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais les programmes scolaires ne cessent, depuis les années 80, de revoir leurs ambitions à la baisse. Tout le premier trimestre de maths sup (qui est particulièrement copieux) était au programme des terminales scientifiques des années 80. Mais heureusement, désormais, les prétendants à l’école Polytechnique pourront faire valoir leur maitrise de la théorie du genre pour compenser leur nullité en mathématiques.

    « Ils sont en effet plus au chomage qu’en vacances, mais a cause de quoi ? Du marriage gay ? du PACS, du droit de vote des femmes ? Ou des elites qui s’engraissent royalement en exploitant les ouvriers ? »

    Vous opposez le militantisme homosexuel et la cupidité des élites, mais ce sont les différentes pièces d’un même puzzle. Les « élites » se réjouissent de la promotion de l’homosexualité, du féminisme et de l’immigration. Ces mouvements cassent les structures naturelles qui pourraient leur résister (nation, famille, etc.) et transforment les hommes en zombies consommateurs parfaitement dociles, pour le plus grand profit de nos maîtres.

    « Mais par exemple, vous trouvez que les robes de 1890 avec un corset tellement serré qui empechait les femmes de respirer sont meilleures pour les femmes que les vetements actuels ? »

    Caricature. C’est aujourd’hui que les femmes se torturent le plus pour avoir une apparence comme il faut. Elles se précipitent pour dépenser leur propre salaire dans des culottes gainantes, des soutifs rembourrés, des talons de 10cm, des abonnements à la salle de gym, des pilules minceur et des tombereaux de produits de beauté. Elles vont même jusqu’à se faire charcuter le visage pour mieux correspondre à leur idéal de beauté. Et tout cela elle le font librement (selon votre définition de la liberté). Alors le corset, hein…

    « C’est pour ca qu’en France vous etes libre d’avoir votre point de vue ou le mien, mais imposer l’un de nos points de vue a l’autre tue cette liberté de l’ame. »

    Non, je ne pourrais pas aller sur un plateau télé et dire ce que je dis ici (par exemple sur l’existence de différences entre les races, ou même les sexes). En revanche je vous l’accorde, le vôtre de point de vue est parfaitement toléré (il est même obligatoire).

    « Oh oui, c’est contre nature, mais c’est ca qui fait de nous des Hommes civilisé. »

    Vous établissez une fausse dichotomie. Le choix pour l’homme n’est pas entre aller contre la nature, d’un côté, et être un animal tout droit sorti de la jungle, de l’autre. L’homme doit respecter sa propre nature, il ne s’est pas créé lui même, il doit donc se soumettre au plan du créateur. Ce faisant, il ne devient pas un animal, mais tout simplement un homme. Puisque vous semblez penser qu’aller contre la nature est positif en soi, je vous invite à vous jeter par la fenêtre en battant des bras. La nature n’a pas prévu que nous puissions voler, mais après tout, vous l’avez dit vous même, il faut aller contre la nature. Je vous préviens quand même que le résultat risque d’être fatal. Lorsqu’un homme agit comme s’il avait des ailes, ça se finit mal. Vous serez d’accord avec ça. Eh bien figurez vous que lorsque l’on agit comme si les femmes étaient des hommes et vice versa, ça se finit mal aussi.

  11. Kolia Karamazov Auteur de l’article

    Léo,

    Voici une réponse plus générale sur ma vision du monde.

    « On ne peut pas avoir un avis autant tranché, le monde n’est pas noir ou blanc »

    Vous avez raison, mais je vois les nuages qui s’amoncellent de façon très menaçante.
    J’ai essayé de me mettre à votre place. Je conçois que l’on puisse être persuadé que tout va en s’améliorant. J’ai moi aussi des mélangeurs d’eau, des fenêtres avec double vitrage et de l’électricité à profusion. Je n’ai qu’à appuyer sur un bouton pour ajuster la température de mon logement. Je n’ai qu’à faire deux pas pour trouver toutes les denrées possibles et imaginables, dans un supermarché, avec la quasi certitude que des normes d’hygiènes drastiques ont été respectées, lors de leur production et de leur conditionnement. Je sais bien que tous les équipements informatiques et électroménagers sont de plus en plus performants et de moins en moins chers. Je sais également que les voitures d’aujourd’hui surpassent celles d’il y a vingt ans sur tous les plans. Je conçois aussi que la possibilité de voyager à travers l’Europe, sans passer un poste de frontière, sans avoir à changer de monnaie, pour des sommes très modiques, grâce aux compagnies low cost, puissent être perçu comme un formidable progrès. Je comprends qu’en ouvrant le magasine Science et Vie et en découvrant les nombreuses avancées scientifiques et techniques présentes et à venir, on en viennent à penser que tout va pour le mieux.

    Tout cela est bel et bien réel, c’est une des faces du monde moderne. Mais il existe également une autre face et si l’on veut appréhender la modernité dans sa réalité il faut tenir compte des deux. Ce second visage de la modernité s’est développé, et se développe encore, sous le couvert du premier visage, celui évoqué dans le paragraphe précédent. Derrière le progrès technique, l’amélioration du confort domestique et l’apparition de possibilités nouvelles, en matière de voyage notamment, un tout autre mouvement a lieu. Il s’agit d’un abêtissement généralisé sur des questions telles que : les différences entre les sexes ou entre les races. En fait, en dehors des sciences dures (maths, physique, chimie) nous sommes passablement cons, nous ne comprenons rien, pour la simple et bonne raison que nous avons « déconstruit » les idées de nos ancêtres, qui avaient raison sur toute la ligne. Cet abêtissement est essentiellement une conséquence de l’idéologie. C’est par exemple l’idéologie féministe qui nous a rendu tout à fait stupides sur la question des femmes. Sous l’effet de notre bêtise, nous avons pris de mauvaises décisions (cf. les politiques migratoires) qui vont se payer très cher. A un moment donné il faut mettre en balance la face sympathique de la modernité et sa face sombre. A quoi bon une médecine qui permette de vivre jusqu’à cent ans, si notre pays est ravagé par la guerre civile. A quoi bon avoir du triple vitrage qui change de couleur en fonction du temps, si tous les trois jours on vous envoi un pavé dans vos carreaux. La face obscure du monde moderne va rendre dérisoire tous les « bons côtés » de la modernité. En fin de compte, les gens se foutent d’avoir une voiture qui se gare toute seule. Ce qu’ils veulent, c’est ne pas se faire tabasser dès qu’ils posent un pied en dehors de leur véhicule. Vous me direz que je vois tout en noir, mais comprenez moi bien, ce dont je parle est une réalité en devenir. Le problème se pose déjà aujourd’hui et il va se poser de plus en plus. Ma critique de la modernité n’est pas fondée uniquement sur ce que je vois autour de moi en ce moment, mais aussi sur une projection dans l’avenir (à dix, vingt ou trente ans). J’analyse les événements en terme de perspectives futures, je prolonge les tendances et j’anticipe les conséquences. Et cet exercice me conduit à prévoir un avenir très sombre, qui va nécessiter des ressources humaines sans précédent pour être surmonté.

    A mon avis, l’une des grandes faiblesses de votre vision du monde est qu’elle ne prend pas en compte le péché. Vous croyez que l’homme est fondamentalement bon et qu’il suffit de dire oui aux homos, oui aux arabes, oui aux noirs, oui aux féministes, oui à tout le monde pour que tout se passe pour le mieux. Vous ignorez le mal en l’homme, la volonté de destruction que l’on trouve souvent en lui. Vous pensez qu’il suffit de tendre la main et d’accéder aux revendications des uns et des autres pour que l’entente soit cordiale. L’idée que certains sont engagés dans une croisade contre tout ce qui est beau, tout ce qui se tient droit, tout ce qui donne du fruit, vous échappe complètement. Et pourtant c’est la réalité. Une société qui n’admet pas que l’homme est mauvais, ne peut pas se protéger contre les méfaits de celui-ci et ne peut que s’autodétruire.

    Certaines choses ont de la valeur de mon point de vue. Elles ont presque été entièrement détruites avant même que je sois né. Heureusement, elles sont parvenues jusqu’à moi sous certaines formes et j’ai pu les contempler de mes yeux. J’ai sentis la menace qui planait sur elles et j’ai décidé de les défendre de mon mieux, ce qui supposait tout d’abord de comprendre la nature de ce qui les menaçait. J’ai très vite réalisé que la beauté ne pouvait pas coexister avec la laideur. Une société tend soit vers l’une soit vers l’autre. Elle se débarrasse soit de l’une soit de l’autre. Le grand mensonge contemporain consiste à dire qu’on va tous vivre ensemble, du pédé partouzard à la jeune fille catholique en passant par le métis à dreads joueur de djembé, et que tant qu’on se tolère il n’y aura pas de souci. Mais c’est faux. La laideur nourrit une haine farouche contre la beauté et fait tout ce qu’elle peut pour la souiller, la piétiner, la détruire. La beauté doit être défendue activement contre ces attaques sinon elle disparaît.

    Si rien n’avait eu de valeur à mes yeux hormis mon petit confort, sans doute n’aurais-je jamais débobiné le fil du déclin de l’occident. Vous évoquiez l’admiration que suscite en vous les cathédrales. Comprenez qu’elles seront prochainement abattues. Mélenchon, Peillon, Fourest, Bergé vont exiger que l’Etat cesse de payer pour « ces vieilleries ». Je peux vous assurer que ces gens là ne ressentent pas d’admiration pour ces lieux de cultes ancestraux, bien au contraire. Ils se réjouiront de les raser pour bâtir à la place des logements sociaux, une discothèque gay-friendly, ou un mémorial de la shoah. Pourquoi ? Parce que les cathédrales les accusent, elles révèlent que la société chrétienne qu’ils haïssent, chacun pour des raisons différentes, était capable de merveilles et que leur société, la république laïque dont ils sont les apôtres, n’a produit que de la merde.
    Si les cathédrales ont vraiment de la valeur à vos yeux, n’oubliez pas cela. Mais je crains qu’elles ne soient pas assez « vivantes » pour vous secouer suffisamment. Je vous souhaite donc de trouver un jour sur votre chemin une beauté vivante, qui vous inspire, au point que vous refusiez de l’abandonner à la souillure qui déferle.

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